Un ex-politicien abattu à Baqa al-Gharbiya, clôturant un week-end sanglant
La victime est un ancien membre du conseil municipal de la ville, Said Ahmed Qadan, 63 ans ; la veille, cinq autres Arabes israéliens avaient trouvé la mort lors de violences à l'arme à feu distinctes
Un ancien membre du Conseil municipal a été abattu à Baqa al-Gharbiya, une ville du nord du pays, dimanche dans la soirée, selon la police et les médias israéliens, un incident qui a couronné un week-end particulièrement meurtrier au sein de la communauté arabe israélienne.
La police avait annoncé qu’un homme avait été grièvement blessé par balle alors qu’il se trouvait à l’intérieur de sa voiture, dans la ville. Elle a ajouté qu’une enquête a été ouverte sur cet incident.
Sa mort a ensuite été prononcée sur les lieux, ont fait savoir les urgentistes des services du Magen David Adom.
La presse israélienne a indiqué que la victime était un ancien membre du Conseil municipal de Baqa, Said Ahmed Qadan. Il était âgé de 63 ans.
Cet homicide a été le sixième à avoir été commis au sein de la communauté arabe israélienne en seulement vingt-quatre heures.
Samedi soir, ce sont cinq membres de la communauté arabe israélienne qui ont été tués dans quatre incidents de violences distincts à Arad, Yarka, Maghar et également à Baqa al-Gharbiya – où un homme avait été abattu par arme à feu près du lieu où Qadan a été tué, dimanche.
En 2024, jusqu’à présent, 38 membres de la communauté arabe ont été tués dans des crimes violents, a fait savoir l’organisation Abraham Initiatives, un groupe de défense de la coexistence qui traque les violences au sein de la communauté arabe israélienne, contre 30 pendant la même période en 2023 – qui avait déjà été une année où des chiffres sans précédent dans l’Histoire du pays avaient été enregistrés en matière de criminalité chez les Arabes israéliens.
La plus grande partie des homicides dans cette catégorie de la population, en 2023, avait été le résultat des guerres entre gangs, selon l’organisation.
Cette augmentation du nombre d’homicides – c’est le cas en particulier dans le nord d’Israël – est attribuée aux luttes de pouvoir entre les groupes criminels, des luttes qui avaient été entravées par des plans lancés par le dernier gouvernement placé alors sous l’autorité du Premier ministre Naftali Bennett qui avait donné 2,4 milliards de shekels aux forces de police dans la communauté arabe et 30 milliards de shekels au développement des communautés arabes israéliennes.
Des politiques qui ont été abandonnées par le nouveau gouvernement, selon Abraham Initiatives, dans une catégorie de la population qui souffre de longues années de négligence de la part de l’État.