Un gradé de l’unité 8 200 réintégré malgré des accusations de harcèlement sexuel

L’Association des centres d’aide aux victimes de viol exhorte Eyal Zamir et le conseiller aux questions de genre à 'revenir sur la décision de réintégrer cet officier à un poste de commandement'

Illustration : Soldates du bataillon Bardelas pendant leur entraînement, le 13 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Un officier supérieur des services de renseignement, qui avait été démis de ses fonctions après avoir été accusé de harcèlement sexuel et d’abus d’autorité, a récemment été réintégré, a-t-on appris mercredi.

Ce lieutenant-colonel, qui servait au sein de l’unité d’élite 8 200 du Corps de Collecte de Renseignements, avait fait l’objet de ces accusations il y a environ deux ans. À l’issue d’une enquête menée par le conseiller du chef d’état-major chargé des questions de genre, il avait été démis de ses fonctions.

À l’époque, Tsahal avait déclaré qu’il continuerait à servir dans l’armée, mais qu’il ne pourrait occuper aucun poste de commandement, « car sa conduite est incompatible avec les valeurs de Tsahal ».

Cependant, cet officier a récemment été nommé à un nouveau poste qui le placera à nouveau en position de commandement sur des soldats et des officiers, a rapporté le site d’information Ynet.

L’armée a répondu que « l’incident était connu, qu’il avait été traité par la voie hiérarchique et que des mesures disciplinaires avaient été prises ».

L’Association des centres d’aide aux victimes de viol en Israël a appelé le chef d’état-major de Tsahal et le conseiller aux questions de genre à « revenir sur la décision de réintégrer cet officier à un poste de commandement ».

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