Un Haredi attaque un officier supérieur de Tsahal qui se rendait sur le site d’impact de missile à Beit Shemesh

Le Conseil régional du Gush Etzion propose d'accueillir les habitants de Beit Shemesh après la frappe qui a fait au moins 9 morts et 11 disparus

Les forces de sécurité et de secours israéliennes intervenant sur le site où un missile balistique tiré depuis l'Iran a frappé Beit Shemesh, dans le centre d'Israël, le 1ᵉʳ mars 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dimanche, un officier supérieur du Commandement du Front intérieur a été agressé par un extrémiste ultra-orthodoxe à Beit Shemesh alors qu’il se rendait sur le site d’impact d’un missile balistique iranien.

Selon l’armée, le Haredi a jeté une pierre sur la voiture du général de brigade Elad Edri, chef d’état-major du Commandement du Front intérieur.

La pierre a brisé une vitre, blessant légèrement une officière qui se trouvait aussi dans la voiture.

Aucune arrestation n’a été signalée.

À la suite de cette attaque meurtrière, les habitants du bloc d’implantations du Gush Etzion ont proposé d’accueillir les familles locales qui souhaiteraient quitter la ville.

Dans un message publié sur un groupe Facebook de Beit Shemesh, un porte-parole du Conseil régional du Gush Etzion a écrit : « Les habitants du Gush Etzion souhaitent exprimer leur profonde solidarité et ouvrir leurs maisons aux habitants de Beit Shemesh. En coopération avec le conseil régional et le centre communautaire, les habitants du Gush Etzion invitent les familles de Beit Shemesh qui le souhaitent à séjourner dans les communautés du Gush Etzion pendant plusieurs jours, afin de profiter d’une pause, du calme et de reprendre des forces pendant cette période difficile. »

Des personnes portant le corps d’Oren Katz, tué lors d’une attaque au missile iranien, recouvert du drapeau d’Israël, lors de ses funérailles, à Beit Shemesh, le 2 mars 2026. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP Photo)

Neuf personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées, dimanche après-midi, à Beit Shemesh, près de Jérusalem, par l’impact direct d’un missile balistique iranien.

L’engin a frappé un quartier résidentiel de la ville, détruisant une synagogue et causant d’importants dégâts à un abri anti-bombes public, ainsi qu’aux maisons environnantes.

Le service de secours du Magen David Adom (MDA) a fait état de huit personnes décédées sur place et de 28 autres évacuées vers des hôpitaux, dont deux dans un état grave.

Le décès de la neuvième victime a été prononcé peu après.

Des policiers et des secouristes intervenant sur le site d’un impact mortel de missile iranien, à Beit Shemesh, le 1ᵉʳ mars 2026. (Crédit : Service de secours du Magen David Adom)

L’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem a indiqué qu’il avait pris en charge six personnes, dont un garçon de quatre ans souffrant de blessures modérées. Les autres victimes ont été transférées à l’hôpital d’urgence Terem de Beit Shemesh ainsi qu’aux hôpitaux universitaires Hadassah de Jérusalem, situés sur le mont Scopus et à Ein Kerem.

Selon l’armée, des équipes de recherche et de sauvetage ainsi que des secouristes ont été dépêchées sur les lieux, accompagnées d’un hélicoptère chargé d’évacuer les blessés.

Des images ont montré le moment de l’impact, peu avant 14 heures, après que les sirènes ont retenti dans une grande partie du pays.

Tsahal a indiqué qu’une enquête était en cours au sein de l’armée de l’air israélienne pour déterminer les raisons pour lesquelles le missile n’avait pas été intercepté.


Le commissaire adjoint Avshalom Peled, chef de la police du district de Jérusalem, a déclaré que, selon ses informations, la plupart des victimes se trouvaient à l’intérieur de l’abri public au moment de l’impact du missile.

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