Un homme arrêté, soupçonné d’avoir vandalisé la porte d’entrée des locaux de N12
Une note a aussi été laissée, indiquant que 'quelqu’un mourra' si la chaîne ne présente pas d’excuses pour avoir relayé l’information concernant l’agression sexuelle présumée d’un détenu palestinien par des gardes israéliens
Un homme d’une quarantaine d’années, originaire de Ramat Gan, a été arrêté dans la journée de jeudi. Il est soupçonné d’avoir brisé, mardi, la porte vitrée des bureaux de la chaîne d’information N12 à Tel Aviv et d’avoir laissé une note contenant des menaces de mort, exigeant que la chaîne présente ses excuses pour ses reportages qui avaient été consacrés aux abus présumés qui avaient été commis par des soldats à l’encontre de détenus palestiniens, selon la police.
Haaretz a signalé que cet individu était également soupçonné d’avoir brisé, de la même manière, l’entrée des bureaux du journal à Tel Aviv, aux première heures de la matinée du 8 juillet.
N12 a indiqué que les forces de l’ordre tentaient actuellement de déterminer si le suspect était impliqué dans d’autres actes de vandalisme qui ont été commis au cours du mois dernier et qui ont visé des médias critiques du Premier ministre Benjamin Netanyahu. La porte d’entrée des locaux de N12 avait déjà été brisée, le 5 juillet.
Selon la chaîne, l’homme avait déjà été arrêté une fois pour avoir, semble-t-il, tagué le message « le sang des soldats sera autorisé à la publication » à l’extérieur des locaux de la Treizième chaîne à Tel Aviv, au mois de novembre dernier.
Le suspect avait également été appréhendé il y a environ trois ans, soupçonné d’avoir tagué le message « Dieu seul » sur le mur extérieur du quartier général de l’armée israélienne à Tel Aviv, et « tabernacle de la tromperie, du mal, de l’immoralité, de la débauche et de l’adultère » sur le tribunal de première instance de la ville en février, a noté N12.
Le suspect est accusé, dans une autre affaire, d’avoir aspergé de spray au poivre une secrétaire et une réceptionniste d’un cabinet d’avocats de Bnei Brak dans le cadre d’une procédure de recouvrement de créances, a rapporté la chaîne.
La police a indiqué que les agents avaient localisé le suspect avec l’aide des services de sécurité intérieure du Shin Bet.
Les images de vidéosurveillance de l’acte de vandalisme qui a été commis cette semaine dans les locaux de N12 montrent un homme masqué lançant une pierre sur la porte peu après une heure du matin.
Une note laissée sur place menaçait : « La prochaine fois, la brique visera l’une de vos têtes ». Une autre disait « quelqu’un mourra » si la chaîne devait « ne pas demander pardon pour l’affaire de Sde Teiman ».
Des images qui avaient fuité auprès de la chaîne durant l’été 2024 – il s’était ultérieurement avéré qu’elles avaient été livrées par Yifat Tomer-Yerushalmi, alors avocate générale militaire – avaient paru montrer des gardiens du centre de détention de Sde Teiman, appartenant à Tsahal, en train de commettre de graves abus sexuels sur un détenu palestinien.
Tomer-Yerushalmi avait démissionné au mois d’octobre 2025 après avoir admis avoir divulgué les images et menti à ce sujet. Elle avait divulgué ces images après que des militants de droite ont pris d’assaut la base pour protester contre l’arrestation de réservistes accusés de ces abus. Les poursuites contre les réservistes avaient ensuite été abandonnées — non pas en raison d’un manque de preuves à l’encontre des suspects, mais en raison de la divulgation de ces images au public.