Un influent rabbin de Shas suggère de former un bloc haredi, incluant les extrémistes, afin de maximiser leurs revendications
À environ 36 heures de l’ouverture des bureaux de vote, il est peu probable que le discours de Moshe Maya, membre éminent du Conseil des Sages de la Torah, ait un impact significatif sur le vote haredi
Dimanche, Moshe Maya, membre éminent du Conseil des Sages de la Torah de Shas, a déclaré que les électeurs haredim devraient former un bloc afin de maximiser leur capacité de négociation lors des pourparlers de coalition qui suivront les élections de mardi.
Actuellement, les partis haredim, Shas et Yahadout HaTorah, sont des alliés proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu et ont fait partie de ses gouvernements successifs. Leurs positions politiques sont souvent convergentes, notamment en ce qui concerne leur opposition farouche à l’obligation pour les hommes haredim d’effectuer leur service militaire.
Lors d’une intervention à une conférence sur l’éducation à Jérusalem, Maya a suggéré que les Haredim de différents horizons et idéologies s’unissent pour former un bloc susceptible de jouer un rôle décisif dans l’issue des élections, plutôt que de s’engager aux côtés de Netanyahu. Il a précisé qu’une telle alliance devrait inclure la Faction de Jérusalem, un groupe haredi radical connu pour ses manifestations virulentes contre la conscription des ultra-orthodoxes.
« En incluant la Faction de Jérusalem, nous totaliserons 25 sièges [à la Knesset]. Nous n’entrerons dans aucun gouvernement », a-t-il déclaré. Les partis haredim recueillent collectivement entre 15 et 17 sièges dans cette assemblée de 120 membres.
« Nous ne nous allierons avec personne, ni avec Netanyahu, ni avec Eisenkot », a-t-il poursuivi, faisant référence à Netanyahu et au favori de l’opposition, Gadi Eisenkot.
« Celui qui offrira le plus. »
À environ 36 heures de l’ouverture des bureaux de vote, il est peu probable que le discours de Maya ait un impact significatif sur le vote haredi.