Un Juif français et son fils agressés près de Milan aux cris de « Free Palestine »

L'homme et son fils de 6 ans ont été traités d'assassins et le père a été roué de coups dans un café, sur une aire de repos proche de Milan

Des manifestants tiennent une banderole sur laquelle est écrit "Palestine libre" alors qu'ils participent à une manifestation organisée par les partis d'opposition italiens pour soutenir les Palestiniens dans le contexte de la guerre à Gaza, à Rome, le 7 juin 2025. (Crédit : Tiziana Fabi/AFP)

Un père juif et son fils de six ans ont été pris pour cible dimanche par une foule qui scandait « Palestine libre » et « Assassins » dans un café situé dans une aire de repos, près de Milan. Selon les informations relayées par les médias italiens, plusieurs personnes se sont jointes aux clameurs, et le père a été poussé à terre et roué de coups de pied à plusieurs reprises.

Père et fils portaient une kippa. Ils étaient entrés dans le café pour utiliser les toilettes.

C’est d’abord un caissier qui a crié « Free Palestine » alors que le père et le fils s’apprêtaient à entrer dans les toilettes. D’autres personnes se sont alors jointes à lui.

« Je n’étais pas effrayé, et j’ai réagi », a déclaré le père, selon le quotidien La Repubblica. « J’étais en colère. Je ne suis ni grossier ni violent, mais si on doit se défendre, il faut le faire. »

L’homme a alors commencé à filmer la scène, puis a accompagné son fils aux toilettes.


Lorsqu’il est sorti des toilettes accompagné de son fils, le père a constaté qu’une quinzaine ou une vingtaine de personnes les attendaient, exigeant qu’il efface sa vidéo. Quand il a refusé, il a été jeté à terre, tandis qu’un passant emmenait l’enfant dans un coin pour le protéger.

La vidéo de l’incident, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre des personnes scandant « Free Palestine » et « Assassins », tandis qu’un homme criait « Nous ne sommes pas à Gaza, nous sommes en Italie ».

La police est arrivée 10 minutes plus tard.

« Mon beau-fils italien a servi d’interprète », a indiqué l’homme. « J’ai entendu la police prononcer le mot Netanyahu, mais j’étais sous le choc. Après coup, il m’a expliqué qu’ils avaient dit qu’il fallait demander au [Premier ministre Benjamin] Netanyahu d’arrêter les bombardements. Mais je ne suis pas Israélien, je suis Français. »

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