Un maire arrêté pour détournement présumé de dons destinés aux habitants en temps de guerre
Des responsables locaux et des hommes d'affaires ont aussi été arrêtés pour leur implication présumée dans une affaire de corruption portant sur des millions de shekels versés à des mairies
La police a arrêté le maire d’une ville du sud d’Israël lundi pour l’interroger. Il est soupçonné d’avoir détourné, à son profit et à celui de ses associés, des millions de shekels provenant de dons collectés durant la guerre.
Il a été arrêté en même temps que des responsables locaux et des hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans cette affaire de corruption présumée.
La police n’a pas précisé le nombre de personnes arrêtées.
Selon la police, des millions de shekels donnés à la municipalité pour venir en aide aux habitants pendant la guerre de deux ans contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, puis pendant la guerre de douze jours avec l’Iran, auraient été transférés vers un fonds communautaire, puis « auraient fini dans les poches du maire et de ses associés ».
Selon le journal Haaretz, le maire et les hauts fonctionnaires de la municipalité auraient exigé que les fonds soient transférés à des entreprises privées de la ville, qui auraient ensuite reversé les fonds ou d’autres avantages au maire et aux fonctionnaires.
La chaîne N12 a rapporté qu’un membre du conseil municipal avait déposé un recours en septembre devant le tribunal de Beer Sheva afin d’obliger les suspects à divulguer tous les documents relatifs à l’utilisation des fonds, d’un montant d’environ 26 millions de shekels.
Ce recours indiquait que « la municipalité et les autres organismes se sont abstenus de présenter, en toute transparence et conformément à la loi, les documents pertinents susceptibles d’éclairer le processus décisionnel concernant la mise en œuvre des dons ».
Les enquêteurs de l’unité des crimes majeurs Lahav 433 de la police enquêtaient sur cette affaire de corruption présumée depuis des mois avant de perquisitionner les domiciles et les bureaux des suspects lundi matin.
La police a déclaré que les suspects étaient actuellement interrogés dans les locaux de l’unité nationale d’enquête sur les fraudes, une unité relevant de Lahav 433.