Un manifestant anti-guerre accuse des gardiens de prison de l’avoir menacé

Le jeune homme accuse aussi les gardiens de l'avoir forcé à porter un tee-shirt avec un drapeau israélien après avoir contesté le slogan en hébreu et en arabe qui figurait sur le sien

Itamar Greenberg, militant anti-guerre, arrêté par la police lors d'une manifestation à Tel Aviv dans la soirée du 25 mai 2025. (Capture d'écran/X ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des gardiens de l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) sont accusés d’avoir menacé de tatouer une étoile de David sur le visage d’un manifestant anti-guerre arrêté lors d’une manifestation à Tel Aviv dimanche.

Itamar Greenberg, 19 ans, de Bnei Brak, a déclaré qu’en attendant son audience au tribunal lundi matin, « des gardiens de prison israéliens ont dessiné ‘Am Yisrael Hai’ (La nation juive est vivante !) et un drapeau israélien sur un pull et l’ont obligé à le porter ».

« Les gardiens ont pris une photo et m’ont dit que la prochaine fois que je serai arrêté, ils me tatoueraient une étoile de David sur le visage », a écrit Greenberg sur X plus tard dans la soirée, après avoir été libéré.

Greenberg a été arrêté de force alors qu’il bloquait une route dans le cadre d’une manifestation anti-guerre près du carrefour Azrieli dans le centre de Tel-Aviv. Il a été interrogé au poste de police de Lev Tel Aviv, soupçonné d’avoir participé à un rassemblement illégal, puis il a passé la nuit au poste de police de Glilot en garde à vue.

Il a été déféré devant le tribunal de première instance de Tel Aviv lundi matin car la police a requis trois jours supplémentaires de détention, mais le tribunal a refusé.

En voyant la chemise flanquée du drapeau israélien que Greenberg a été contraint de porter à l’audience, le président du tribunal a demandé que l’affaire soit portée à l’attention d’un plus haut responsable de l’IPS.


Greenberg a déclaré que les gardes l’avaient insulté avant l’audience ce matin-là après avoir remarqué sa chemise, sur laquelle on pouvait lire « Non à la guerre, oui à la paix », en hébreu et en arabe.

« Ils ont dit que nous [les manifestants anti-guerre] étions des gauchistes, des terroristes et des ennemis de l’intérieur, et ils ont décidé que je n’irais pas dans la cellule avec cette chemise » , a-t-il déclaré à Haaretz.

Ramzi Ktilat, l’avocat représentant Greenberg, a déclaré au journal que l’incident était « une tentative d’humilier les détenus qui… ne soutiennent pas la guerre ».

En réponse à ces allégations, l’IPS a déclaré à Haaretz que Greenberg avait été sommé de changer sa chemise, qui portait des inscriptions en arabe, pour sa propre sécurité et pour éviter des frictions avec d’autres détenus dans les cellules de détention du palais de justice.

Néanmoins, l’IPS a ajouté que « l’affaire serait examinée en profondeur ».

« S’il s’avère que l’incident s’est effectivement produit, des mesures disciplinaires seront prises en conséquence », a déclaré l’administration pénitentiaire à Haaretz.

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