Un ministre grec qualifie des manifestations anti-Israël de « propagande antisémite »
Alors qu'Athènes lance un groupe parlementaire pro-Israël, le gouvernement réaffirme son alliance stratégique avec Jérusalem et rejette les mobilisations hostiles au pays
Au moment où la Grèce s’apprête à inaugurer, ce mardi, un groupe d’amitié parlementaire pro-israélien (Israel Allies Caucus), plusieurs responsables politiques de haut rang ont réaffirmé la solidité de la relation entre Athènes et Jérusalem.
Dans un article publié par le média JNS (Jewish News Syndicate), des membres du gouvernement grec balaient d’un revers de main les contestations anti-Israël récemment organisées dans le pays, qu’ils qualifient de marginales et idéologiques.
Adonis Georgiadis, ministre grec de la Santé et vice-président du parti au pouvoir conduit par Kyriakos Mitsotakis, a déclaré : « Notre opinion publique a évolué de manière spectaculaire en faveur d’Israël. Nous faisons presque figure d’exception au sein de l’Union européenne. »
Évoquant les manifestations organisées par des mouvements de gauche ou des groupes de militants, le ministre a tranché : « Nous avons eu quelques manifestations émanant de partis de gauche qui sont antisémites, mais en tant que gouvernement et société, nous résistons à l’antisémitisme. Leur propagande ne nous influence pas. »
Cette position est partagée par le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, qui a déclaré : « Nous pensons que le combat qu’Israël mène contre le terrorisme est aussi un combat pour le reste du monde occidental. Nous soutenons cette bataille parce que nous pensons qu’il faut en finir avec les terroristes. »
Un partenariat de défense et d’énergie en Méditerranée orientale
Ces prises de position s’inscrivent dans le cadre d’un rapprochement tripartite stratégique entre la Grèce, Chypre et Israël, axé sur la sécurité régionale, l’intégration énergétique et la coopération militaire en Méditerranée orientale, sur fond de tensions récurrentes avec la Turquie.
Ce partenariat s’est concrétisé cette année par la signature d’un accord de défense historique d’un montant de 3,5 milliards de dollars — le plus important de l’histoire des deux pays — portant sur le développement du bouclier anti-aérien grec, le Bouclier d’Achille.
Présent au gala organisé à Athènes par la fondation Israel Allies Foundation, l’ex-Premier ministre grec Antonis Samaras a rappelé l’ancrage géopolitique de ce rapprochement : « La Grèce et Israël doivent être extrêmement proches, c’est notre destin, tant en raison de notre proximité géographique que de nos intérêts géopolitiques communs. »
L’ambassadrice d’Israël en Grèce, Pninat Yanay, a salué le rôle de la Grèce , « partenaire stratégique majeur pour Israël dans la région ».