Un officier de police suspendu pour une suspicion d’agressions sexuelles sur des enfants
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Un officier de police suspendu pour une suspicion d’agressions sexuelles sur des enfants

Un policier est suspecté d’agressions sexuelles sur 4 enfants âgés de 6 à 7 ans ; des plaintes précédentes avaient été classées sans suite faute de preuves

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Un homme menotté. Illustration. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un homme menotté. Illustration. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Un officier de police a été mis en examen jeudi sur des charges d’agressions sexuelles sur quatre fillettes dans des incidents séparés et pour avoir tenté d’intimider un collègue qui menait une enquête sur les plaintes à son sujet.

Les accusations portées contre Boaz Mishori, âgé de 45 ans, du centre d’Israël incluent l’agression sexuelle, l’abus de confiance, l’obstruction à la justice et le harcèlement, a annoncé la Deuxième chaîne.

Mishori, qui a servi dans l’implantation de Cisjordanie d’Ariel, a été arrêté le mois dernier par le département des enquêtes internes de la police sur une suspicion d’agressions sexuelles sur des petites filles âgées de 6 à 7 ans.

Le suspect est accusé d’avoir invité la fille d’une connaissance, âgée de 7 ans, à s’asseoir sur ses genoux lors d’un événement dans un parc public afin de lui donner une meilleure vue de la scène, pour ensuite l’agresser sexuellement. A une autre occasion, alors qu’il s’occupait d’un atelier de travail sur la sécurité routière dans une mairie, il a agressé une petite fille de 7 ans après lui avoir proposé d’essayer une veste fluorescente de sécurité, a annoncé le rapport. Une intervenante femme de l’événement a assisté à l’incident et a alerté le père la victime.

Selon l’accusation de mise en examen, alors qu’il participait à une journée de camp d’été pour les enfants de flics, le suspect a suggéré à une petite fille, également âgée de 7 ans, de s’asseoir sur ses genoux puisque tous les sièges du bus étaient occupés. Il aurait ensuite abusé d’elle sexuellement. L’abus a continué à plusieurs occasions, même si la petite fille lui a demandé d’arrêter et lui a dit qu’elle n’aimait pas ce qu’il faisait, a annoncé la télévision.

Aucune précision n’a été présentée pour le quatrième cas.

Le procès verbal de mise en examen notait que le suspect a tenté d’intimider un collègue officier qui a commencé à mêner une enquête sur les plaintes concernant son comportement. Le suspect aurait dénoncé son collègue aux services fiscaux en les informant qu’une entreprise dirigée par la femme de l’officier menant l’enquête commettait des fraudes fiscales, ce qui a conduit les inspecteurs fiscaux à contrôler l’entreprise de la femme.

Des médias en hébreu ont noté qu’il y avait déjà eu deux plaintes contre le supect pour des agressions sexuelles sur des jeunes filles, mais qu’elles avaient classées sans suite faute de preuves.

La police a déclaré dans un communiqué à la suite de l’arrestation du suspect qu’ »il va sans dire que le département de police rejette avec dégoût tout type de comportement criminel et encore plus dans des suspicions de crimes de ce genre. La police agira selon toutes les lois, et prendra toutes les mesures administratives contre des suspicions d’actes comme cela ».

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