Un Roumain condamné à 4 ans de prison aux États-Unis pour une campagne de « swatting »

Thomasz Szabo, 27 ans, avait plaidé coupable en juin 2025 d'avoir mené cette campagne de canulars malveillants et proféré des menaces d'attentat à la bombe

Ilustration : Un criminel menotté. (Crédit: YakobchukOlena/iStock/Getty Images)

Mercredi, un citoyen roumain a été condamné à quatre ans de prison pour avoir orchestré une campagne massive de canulars malveillants visant des dizaines de responsables et d’élus américains. Il avait signalé des crimes fictifs pour déclencher des descentes de police musclées à leur domicile.

Thomasz Szabo, 27 ans, extradé de Roumanie aux Etats-Unis en novembre 2024, avait plaidé coupable en juin 2025 d’avoir mené cette campagne de « swatting » et proféré des menaces d’attentat à la bombe.

Le « swatting », apparu dans la communauté des adeptes de jeux vidéo en ligne, tire son nom des unités d’intervention d’urgence de la police américaine, les « SWAT teams ».

Il consiste à signaler une fausse urgence aux forces de l’ordre en leur donnant l’adresse d’un lieu particulier afin qu’elles y interviennent en force.

Selon l’accusation, de fin 2020 à début 2024, Szabo aurait animé des groupes de discussion en ligne dans lesquels ses complices communiquaient.

Parmi ces faux signalements, on compte la menace de perpétrer une tuerie dans des synagogues new-yorkaises en décembre 2020, de faire exploser une bombe au Capitole, siège du Congrès américain à Washington, en janvier 2021, et « de tuer le président élu », Donald Trump, après sa victoire à l’élection de novembre 2024.

Les appels portaient notamment sur de faux signalements de meurtre ou de suicide imminent au domicile de la victime, ou encore de prise d’otages, y compris d’enfants.

Selon les autorités, au moins 25 membres du Congrès ou leurs proches, d’anciens responsables de l’administration Trump, de la police et de la justice fédérales, ainsi que des journalistes et des institutions religieuses figurent parmi les victimes.

Outre les souffrances émotionnelles subies par les victimes, ces menaces ont notamment provoqué un accident de la route lors d’une intervention policière, perturbé des offices religieux et entraîné la fermeture de rues.

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