Un village palestinien « bouclé » après une attaque meurtrière en Israël – ministère

L'armée 'opère avec force contre les foyers terroristes dans le village de Qabatiya', a indiqué dans un communiqué le ministre de la Défense

Des hommes passent devant une place du village palestinien de Qabatiya, en Cisjordanie, le 27 décembre 2025. (Crédit : ZAIN JAAFAR / AFP)

L’armée israélienne a mené samedi des opérations dans un village palestinien de Cisjordanie d’où venait l’assaillant qui a tué la veille deux personnes en Israël, le ministre de la Défense indiquant que la localité était « totalement bouclée ».

L’armée a lancé vendredi une vaste opération militaire dans le village de Qabatiya, d’où est originaire le terroriste palestinien de 34 ans qui a poignardé une Israélienne de 18 ans et renversé au volant de son véhicule un sexagénaire dans le nord d’Israël.

Des images filmées samedi par l’AFPTV dans le village montrent des militaires israéliens, fusil automatique en main, se déplaçant dans les rues de la localité, où stationnaient plusieurs véhicules blindés.

Les commerces étaient fermés, mais des hommes et des enfants du village pouvaient être vus en train de marcher.

L’armée « opère avec force contre les foyers terroristes dans le village de Qabatiya », a indiqué dans un communiqué le ministre de la Défense, Israel Katz, évoquant « un confinement du village totalement bouclé ».

« Nous poursuivrons une politique offensive sans compromis contre le terrorisme palestinien », a-t-il dit.

Les premiers secours arrivent sur les lieux d’un attentat au couteau près d’Ein Harod, dans le nord d’Israël, le 26 décembre 2025. (Magen David Adom)

L’agence de presse palestinienne Wafa, citant des témoins, confirme un « bouclage strict » du village, avec sur le terrain « des dizaines de citoyens » soumis à des interrogatoires.

« Les maisons sont fouillées », selon l’agence, précisant qu’une école avait été « transformée en centre de rétention et d’interrogation ».

Les forces israéliennes ont érigé de rudimentaires barrages de terre et de pierres pour bloquer des rues, d’après l’agence.

Mouhannad Zakarné, un habitant de Qabatiya, raconte à l’AFPTV que les soldats sont venus chez lui à 6h du matin l’arrêter brièvement pendant « quatre, cinq heures ».

« C’était la deuxième fois », déplore le jeune homme, qui dit n’avoir « rien à se reprocher ».

Bilal Hounaicha, un autre habitant de Qabatiya, dénonce une « punition collective imposée par l’occupation israélienne ».

« J’ai un frère âgé et malade, je veux l’emmener chez le médecin, je ne peux pas sortir de la maison » à cause des routes barrées par l’armée, dit-il.

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