Une bannière aérienne « antisémite » est en fait une demande en mariage
Un énorme message adressé à un 'Juif' dans le ciel de la Floride attire à la fois les plaisantins et les pourfendeurs de l'antisémitisme
JTA – Une bannière, traînée par un avion la semaine dernière dans le ciel de la Floride, avait l’air déconcertant.
« Juif, j’ai une question », disait-elle.
Certes, c’était un moment fait pour Twitter, attirant à la fois les plaisantins et les chiens de garde de l’antisémitisme.
Un tweet de la photo samedi par le groupe StopAntisemitism a obtenu plus de 100 partages. Un autre groupe, United With Israel, a partagé la photo et a tweeté : « L’antisémitisme est bien vivant ».
D’autres se sont moqués.
« A en juger par mon expérience du judaïsme, la question est soit quelque chose de profond, philosophique et existentiel, soit ‘Quand est-ce qu’on mange ? Je meurs de faim », a tweeté une personne.
Ben Shapiro, un analyste juif orthodoxe de droite, a tweeté la photo à ses 3,5 millions de followers avec une référence obscure et plaisante à la façon dont les rabbins répondent aux questions de la loi juive.
Il s’est avéré que la bannière n’était pas destinée à véhiculer un message de haine ou une blague : il s’agissait d’une demande en mariage à une femme surnommée « Jew ». (Un diminutif pour Julia ? Jewel ? Judith ? Le mystère reste entier.)
Selon Glenna Milberg, une journaliste de la télévision locale du sud de la Floride, la bannière a été créée et déployée par Aerial Banners, dont la page Instagram montre des exemples de demandes en mariage similaires – bien que d’autres aient tendance à dire « Veux-tu m’épouser ? ». Cela aurait probablement permis de dissiper la confusion dans ce cas précis.
Milberg a rapporté que Milo Srkal Jr, un représentant d’Aerial Banners, a déclaré qu’il n’avait pas réalisé que la bannière pouvait être perçue comme offensante jusqu’à ce qu’il reçoive un appel de la branche locale de l’Anti-Defamation League.
Le représentant a fait part de sa confusion, selon News10, la station de Milberg. Et puis après s’être assis, avoir réfléchi, lu quelques articles et reçu quelques éclaircissements, il a fini par comprendre la nature du problème.
Bien sûr, la véritable histoire de la bannière a suscité une autre question : est-ce que « Jew » a dit oui ?
D’après Milberg, oui.
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