Une femme aurait reçu le sperme d’un mauvais donneur – dernière erreur en date d’Assuta

Une mère célibataire est sous le choc après avoir découvert, via un test ADN effectué à l'étranger, que son nouveau-né et son frère aîné n'ont pas le même père biologique, selon ses avocats

Illustration : le personnel du laboratoire prépare de petites boîtes de Pétri, contenant chacune plusieurs embryons âgés de 1 à 7 jours, afin d'en prélever des cellules pour tester leur viabilité, au laboratoire de fécondation in vitro (FIV) de l'Aspire Houston Fertility Institute, à Houston, au Texas, le 27 février 2024. (Crédit : AP Photo/Michael Wyke)

Une femme tombée enceinte après avoir eu recours au sperme d’un donneur à l’hôpital Assuta, situé au nord de Tel Aviv, a découvert, suite à un test ADN effectué à l’étranger, que son enfant n’était pas celui de l’homme qu’elle avait choisi, a annoncé lundi le ministère de la Santé, citant un rapport de l’hôpital.

Il s’agit du troisième scandale lié à une erreur d’attribution de donneur de sperme frappant l’hôpital Assuta. Cet établissement, le plus grand réseau hospitalier privé d’Israël, s’était engagé à réformer ses pratiques à la suite d’erreurs antérieures.

Selon la chaîne N12, cette femme est une mère célibataire qui suivait un traitement contre l’infertilité à Assuta depuis environ trois ans. Elle avait choisi un donneur, dont elle comptait utiliser le sperme pour avoir des enfants.

Cette femme a eu deux garçons ; le second est né ce mois-ci. Lorsque la mère a remarqué que ses fils ne se ressemblaient pas, elle a effectué un test ADN. Celui-ci a révélé que les enfants avaient des pères biologiques différents, a indiqué la chaîne N12.

« Le monde de cette mère s’est effondré » lorsqu’elle a découvert qu’elle avait eu un enfant grâce au sperme d’un homme non identifié, dont elle ignorait « les données génétiques et médicales, les caractéristiques et la personnalité, notamment sa religion », a rapporté la chaîne, reprenant les propos adressés par les avocats de la mère au ministère de la Santé.

Dans une déclaration à N12, l’hôpital Assuta a indiqué avoir ouvert une « enquête approfondie » sur cette affaire. « À ce stade, il est impossible de tirer des conclusions ; des investigations supplémentaires sont nécessaires », a-t-il précisé. L’hôpital a ajouté être en contact tant avec la mère qu’avec le ministère de la Santé.

Le ministère, pour sa part, a fait savoir qu’il enquêtait sur le test ADN et sur le laboratoire privé qui l’avait réalisé. « L’incident fait l’objet d’une enquête menée de manière professionnelle en collaboration avec les hôpitaux du réseau Assuta ».

Vue du centre médical Assuta, Ramat haHayal, Tel Aviv. 20 mai 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90)

En 2023, ce même hôpital, situé dans le quartier de Ramat Hahayal à Tel Aviv, s’est vu temporairement interdire de pratiquer des FIV après avoir, par erreur, fécondé les ovocytes d’une femme avec le sperme d’un homme autre que son partenaire.

Un rapport du ministère de la Santé datant de 2024 a révélé que ce même hôpital avait omis d’informer les autorités de cette erreur et d’autres incidents au cours desquels des ovocytes de femmes avaient été rendus inutilisables.

En 2022, un autre hôpital Assuta, situé à Rishon Lezion, avait implanté chez une femme un embryon provenant d’un autre couple, un incident qui avait déclenché une bataille judiciaire de trois ans concernant la garde légale de la petite fille qui née de cette FIV.

En 2025, la Cour suprême avait statué en faveur de la mère ayant donné naissance à l’enfant et de son partenaire, mais elle avait approuvé un cadre juridique visant à permettre aux parents biologiques de maintenir des liens étroits avec l’enfant.

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