Université Paris-Est Créteil: l’UEJF dénonce des actes antisémites en marge de la mobilisation étudiante
Sont dénoncés des messages sur WhatsApp visant un professeur juif et des croix gammées dessinées lors d’un cours en ligne. Les auteurs, non identifiés, pourraient être extérieurs à l’établissement
L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé des messages antisémites survenus la semaine dernière dans le cadre de la mobilisation étudiante à l’université Paris-Est Créteil (Val-de-Marne), selon Le Parisien.
D’après le journal, la religion d’un professeur juif aurait fait l’objet de discussions sur un groupe WhatsApp dédié au mouvement de contestation, et des croix gammées auraient été dessinées lors d’un cours en ligne.
« Ces remontées d’antisémitisme sont graves », a estimé Léa Hanoune, présidente de l’UEJF, citée par Le Parisien.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, le syndicat de l’Université Paris-Est Créteil, UPEC En Commun, a affirmé que « l’antisémitisme n’a pas sa place à l’université », tout en se désolidarisant de ces propos.
Les auteurs n’ont pas été identifiés et pourraient être extérieurs à l’université. Ils auraient « infiltré » le groupe WhatsApp ainsi que les cours en distanciel.
« On pense qu’il y a eu une infiltration, que ce ne sont pas des gens qui font partie de l’université », a déclaré une autre représentante de l’UEJF au Parisien.
L’UPEC En Commun, pour sa part, a condamné des messages tenus par « des individus étrangers, autant à notre mouvement qu’à nos revendications, notamment issus de mouvements d’extrême droite, dont la présence n’avait pour seul but que de décrédibiliser l’initiative étudiante humaniste que nous portons ».
Ce n’est pas la première fois que des actes ou propos antisémites sont signalés dans le cadre de la mobilisation nationale en cours. À l’Université de Tours, un cours de droit en distanciel a été perturbé par des « e-bloqueurs » ayant proféré des propos « extrêmement choquants » à caractère antisémite.