Vance écrit au haut responsable iranien de la sécurité – Wall Street Journal
Le vice-président souhaite définir un cadre en vue d'éventuelles négociations ; selon le WSJ, Trump serait à l'origine de l'initiative, mais le président américain nie en être l'instigateur
Le vice-président américain JD Vance a adressé une lettre au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Mohsen Rezaï afin de tenter de relancer les négociations avec Téhéran et d’écarter la perspective de nouvelles frappes américaines, rapporte mercredi le Wall Street Journal.
Le quotidien américain explique que « Vance évalue si Téhéran et Washington peuvent trouver des points de convergence suffisants pour persuader Trump de ne pas donner l’ordre d’une attaque brève et intense contre l’Iran dans les semaines à venir ».
Il n’y est pas question « d’un accord de paix » mais d’un « éventuel cadre de négociations », poursuit-il.
Cette lettre a été envoyée à la demande de Donald Trump, selon une des sources du quotidien américain.
Interrogé à ce propos avant son départ pour un rassemblement de campagne dans l’Ohio, le président républicain a démenti être à l’origine de cette initiative.
JD Vance « m’a demandé ce que j’en pensais et je lui ai répondu : ‘Si tu veux faire ça, ça me va' », a-t-il déclaré.
Cet effort diplomatique intervient au moment où Donald Trump fait planer la menace de reprendre des frappes d’ampleur contre l’Iran après les élections américaines de mi-mandat organisées dans moins d’une semaine, mardi 3 novembre.
« On fera peut-être une autre petite ‘Fureur épique' », a lancé le président américain la semaine passée pendant un meeting de campagne, en référence au nom de l’offensive menée conjointement avec Israël contre Téhéran à partir du 28 février.
Le Wall Street Journal a également rapporté mercredi que Washington avait demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une éventuelle « campagne militaire courte et intense » après les « midterms ».
Depuis début septembre, ni États-Unis ni Iran n’ont mené d’attaque majeure contre des cibles terrestres. Les deux pays s’affrontent surtout en mer, Washington imposant un blocus des ports iraniens, quand la république islamique tente de contrôler le stratégique détroit d’Ormuz.
Mohsen Rezaï, aujourd’hui secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien à 71 ans, a été auparavant le commandant des Gardiens de la Révolution islamique à la plus grande longévité, dans les années 1980 et 1990.