Violences à Jérusalem : Israël critiqué par l’AP et le Hamas
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Violences à Jérusalem : Israël critiqué par l’AP et le Hamas

Bezalel Smotrich a lui condamné un "gouvernement juif faible" qui a permis une anarchie palestinienne et a comparé la situation à la révolte arabe de 1936

Des Palestiniens fuient les grenades incapacitantes des forces de sécurité israéliennes dans un cadre d'affrontements entre des Juifs d'extrême-droite et des contre-manifestants arabes dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 avril 2021. (Crédit :  AHMAD GHARABLI / AFP)
Des Palestiniens fuient les grenades incapacitantes des forces de sécurité israéliennes dans un cadre d'affrontements entre des Juifs d'extrême-droite et des contre-manifestants arabes dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 avril 2021. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné les affrontements violents survenus jeudi soir à Jérusalem, blâmant les Israéliens d’extrême-droite pour des « incitations à la violence » qui auraient eu lieu « sous la protection de l’armée et de la police israélienne ».

Le groupe terroriste du Hamas, à la tête de la bande de Gaza, a également dénoncé Israël pour ces affrontements, évoquant un complot israélien contre la mosquée al-Aqsa, l’un des sites les plus saints de l’Islam sur le mont du Temple.

Des dizaines de personnes ont été blessées quand des affrontements violents ont éclaté à la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, jeudi soir. Des manifestants palestiniens se sont heurtés à un groupe d’environ 300 activistes juifs d’extrême-droite qui sont arrivés sur les lieux en scandant : « Mort aux Arabes ». La police, qui tentait de maintenir à distance les deux groupes, a également affronté les Palestiniens, qui ont jeté des pierres sur les agents déployés sur les lieux.

Les forces de l’ordre ont utilisé des moyens de dispersion d’émeutes, dont des grenades incapacitantes, du gaz lacrymogène et des canons à eau pour mettre un terme à la manifestation arabe. Au moins 105 Palestiniens ont été blessés et 22 ont dû être hospitalisés, a indiqué le Croissant rouge palestinien.

Les membres des services israéliens de sécurité se déploient pendant les affrontements avec des manifestants palestiniens aux abords de la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 avril 2021. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Abbas a condamné la violence des extrémistes de droite, disant qu’il tenait pour « pleinement responsable » le gouvernement israélien face « cette grave détérioration de la situation ».

« Les partisans du mouvement pro-implantation encouragent le meurtre des Arabes sous protection de l’armée et de la police israélienne », a-t-il dit.

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a qualifié de son côté « d’héroïques » les agissements des jeunes Arabes.

« Les scènes d’héroïsme émergeant des rues et des allées de la ville de Jérusalem, ce soir, de la part de jeunes de Jérusalem sans défense, simplement armés de leur volonté et de leur résolution, face aux partisans du mouvement pro-implantation israéliens, confirment une fois encore l’échec du plan israélien de judaïsation de la ville sainte », a affirmé Shtayyeh.

Un manifestant palestinien est soigné après avoir été blessé pendant des affrontements survenus aux abords de la Porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 avril 2021. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

Pour sa part, le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, a salué ces affrontements qui ont résulté, selon lui, d’un complot ourdi par Israël contre la mosquée al-Aqsa.

« Ce qui arrive en ce moment dans la ville sainte est une affirmation de l’essence arabe, islamique et palestinienne de cette ville, une essence qui ne peut se soumettre à l’occupation ou l’accepter, elle et les politiques racistes qui l’accompagnent », a commenté Haniyeh.

Pour sa part, le député d’extrême-droite Bezalel Smotrich a critiqué le gouvernement israélien qui, selon lui, ne s’est pas montré assez dur contre les violences commises du côté palestinien.

« Les émeutes de l’ennemi arabe qui ont eu lieu dans tout le pays, ces derniers jours, nous ramènent de nombreuses années en arrière avec la révolte arabe de 1936 », a écrit le député sur Twitter.

« À l’époque, un gouvernement britannique hostile avait donné son soutien aux émeutiers. Et aujourd’hui, c’est un gouvernement juif sans visage au leadership faible, un système judiciaire corrompu et une police neutralisée, piégée dans des conceptions post-nationales et post-modernes », a-t-il poursuivi.

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