Violences au Capitole: les réactions internationales

Les violences et l'irruption de manifestants pro-Trump au Capitole, ont été condamnées par les dirigeants mondiaux, qui ont dénoncé une 'attaque contre la démocratie'

La police retient les partisans de Trump qui ont tenté de franchir une barrière policière, le 6 janvier 2021, au Capitole à Washington. (Crédit : AP Photo/Julio Cortez)
Un manifestant assis dans la salle du Sénat le 6 janvier 2021 à Washington, DC. Le Congrès a tenu une session conjointe aujourd'hui pour ratifier la victoire du Collège électoral 306-232 du Président élu Joe Biden sur le Président Donald Trump. Les manifestants pro-Trump ont pris d'assaut le Capitole américain après les manifestations de masse dans la capitale du pays. (Crédit : Gagner McNamee/Getty Images/AFP)
Alors que le Congrès s'apprête à affirmer la victoire du président élu Joe Biden, des milliers de personnes se sont rassemblées pour montrer leur soutien au président Donald Trump et à ses accusations de fraude électorale. Des partisans de Trump tentent de franchir une barrière policière au Capitole de Washington, le 6 janvier 2021. (Crédit : John Minchillo/AP)
Les partisans du président américain Donald Trump prennent d'assaut le Capitole américain, enfumé par gaz lacrymogènes, le 6 janvier 2021 à Washington, DC. (Crédit : Saul LOEB / AFP)
Des gens s'abritent dans la galerie de la Chambre des représentants alors que des manifestants tentent de s'introduire dans l'hémicycle du Capitole américain, le mercredi 6 janvier 2021, à Washington. (AP Photo/Andrew Harnik)
Les partisans de Trump dans le Capitole américain, à Washington, le mercredi 6 janvier 2021. (Crédit : AP Photo / Manuel Balce Ceneta)
La police du Capitole américain tient des manifestants sous la menace d'une arme à feu près de la Chambre des représentants, à l'intérieur du Capitole américain, le mercredi 6 janvier 2021, à Washington. (Crédit : AP Photo/Andrew Harnik)
Un membre d'une foule pro-Trump défonce une entrée du Capitole pour tenter d'y accéder le 6 janvier 2021 à Washington, DC. Une foule pro-Trump a pris d'assaut le Capitole, brisant des fenêtres et s'affrontant avec des policiers. (Crédit : Jon Cherry/Getty Images/AFP)
Un manifestant pro-Trump porte le lutrin de la Présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Nancy Pelosi, à travers la Rotonde du Capitole américain après qu'une foule pro-Trump ait pris d'assaut le bâtiment le 6 janvier 2021 à Washington, DC. (Crédit : Gagner McNamee/Getty Images/AFP)
Les partisans du président américain Donald Trump prennent d'assaut le Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington. (Crédit : ROBERTO SCHMIDT / AFP)
Une foule pro-Trump se rassemble à l'intérieur de la salle du Sénat au Capitole américain après que des groupes ont pris d'assaut le bâtiment le 6 janvier 2021 à Washington, DC. (Crédit : Gagner McNamee/Getty Images/AFP)
Des manifestants, fidèles au président Donald Trump, prennent d'assaut le Capitole, à Washington, le 6 janvier 2021. (Crédit : John Minchillo/AP)

Honteuses », « choquantes », « préoccupantes »: les violences mercredi soir à Washington, avec l’irruption de manifestants pro-Trump au Capitole, ont été condamnées par les dirigeants mondiaux, qui ont dénoncé une « attaque contre la démocratie » et appelé au respect du résultat de l’élection présidentielle.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré jeudi que les violences de partisans du président sortant, Donald Trump, survenues au Capitole étaient « inacceptables » et a appelé au « respect du processus démocratique ».

« Les violences hier soir au Capitole à Washington sont absolument inacceptables » et « doivent cesser », a-t-il déclaré à Jérusalem, avant une rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a lui estimé qu’elles étaient « scandaleuses ».

« Le temps est maintenant venu pour notre nation de s’unir et de respecter le processus démocratique américain », a poursuivi M. Mnuchin, arrivé mardi soir en Israël.

« Nos institutions démocratiques ont été fortes pendant très longtemps » et elles le « resteront », a-t-il dit. « Notre démocratie triomphera », a-t-il souligné.

Voici les principales réactions :

Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des « scènes honteuses », et appelé à une transition « pacifique et ordonnée » du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

« Rien ne peut justifier ces tentatives violentes pour faire échouer la transition légale et conforme du pouvoir », a jugé de son côté le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

Union européenne

« Je crois dans la force des institutions et de la démocratie américaine. Une transition pacifique en est le coeur », a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Joe Biden a gagné l’élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des Etats-Unis ».

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé un « assaut inédit contre la démocratie américaine » et appelé au respect du résultat de l’élection présidentielle.

« Assister aux scènes de ce soir à Washington est un choc. Nous comptons sur les Etats-Unis pour permettre un transfert de pouvoir pacifique à Joe Biden », a déclaré pour sa part le président du Conseil européen Charles Michel.

ONU

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a été « attristé » par l’intrusion au capitole, selon son porte-parole Stephane Dujarric. « Dans de telles circonstances, il est important que les responsables politiques fassent comprendre à leurs partisans la nécessité d’éviter la violence et de respecter les processus démocratiques et l’état de droit », a souligné le porte-parole dans un communiqué.

France

« Nous ne cèderons rien à la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause » la démocratie, a réagi le président français Emmanuel Macron dans une vidéo.


« Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d’un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d’une élection, c’est une idée universelle – celle d’un homme, une voix – qui est battue en brèche », a-t-il ajouté.

Russie

 

« La partie perdante a des raisons plus que suffisantes d’accuser les gagnants de falsifications, il est évident que la démocratie américaine boîte des deux pieds », a affirmé le président de la commission des Affaires étrangères du sénat russe.

« La fête de la démocratie est terminée. Elle a, malheureusement, touché le fond, et je dis cela sans une once de jubilation. L’Amérique a perdu le nord et n’a donc plus aucun droit de donner le cap. Et encore moins de l’imposer aux autres », a ajouté Konstantin Kosatchev sur Facebook.

Iran

 

La démocratie occidentale est « fragile et vulnérable », a jugé le président iranien Hassan Rohani, mettant en garde contre la montée du « populisme » après les troubles au Capitole.

« Ce que nous avons observé aux Etats-Unis hier soir et aujourd’hui a montré, tout d’abord, à quel point la démocratie occidentale est vulnérable et fragile », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée.

Allemagne

Pour le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, « Trump et ses partisans devraient finalement accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie ». « Les paroles incendiaires se muent en actions violentes », a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances et vice-chancelier Olaf Scholz a condamné les « images inquiétantes » de Washington, dénonçant « une attaque insupportable contre la démocratie ».

Canada

« Les Canadiens sont profondément inquiets et tristes des attaques contre la démocratie aux Etats-Unis, notre plus proche allié et voisin », a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur Twitter. « La violence ne réussira jamais à renverser la volonté du peuple », a-t-il ajouté.

Australie

Le Premier ministre australien a déploré des « scènes très pénibles au Congrès américain ». « Nous condamnons ces actes de violence et attendons avec intérêt un transfert pacifique du gouvernement à l’administration nouvellement élue dans la grande tradition démocratique américaine », a écrit Scott Morrison sur Twitter.

Otan

Le chef de l’Otan Jens Stoltenberg a dénoncé des « scènes choquantes », et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden.

Italie

« La violence est incompatible avec l’exercice des droits démocratiques et des libertés. J’ai confiance en la force et la robustesse des institutions des Etats-Unis », a tweeté le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

« C’est une véritable honte pour la démocratie et une attaque contre les libertés du peuple américain, a estimé pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Luigi di Maio.

Espagne

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a dit « suivre avec préoccupation les informations en provenance du Capitole à Washington ». « J’ai confiance en la force de la démocratie américaine. La nouvelle présidence de @joebiden surmontera ce moment de crispation, en unissant le peuple américain », a-t-il estimé sur Twitter.

Irlande

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin a rappelé « le lien profond » de son pays avec les Etats-Unis, disant observer les événements à Washington avec « beaucoup d’inquiétude et de consternation ».

« Scènes choquantes et profondément tristes à Washington DC, que l’on doit nommer pour ce qu’elles sont: une agression délibérée de la démocratie par un président sortant et ses supporters », a condamné le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney.

Turquie

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a appelé « toutes les parties aux Etats-Unis à la mesure et à la prudence ». « Nous pensons que les Etats-Unis sortiront de cette crise politique interne d’une manière mature », a-t-il ajouté.

Pays-Bas

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a qualifié d' »horribles » les images de Washington, et appelé Donald Trump à « reconnaître Joe Biden comme le futur président aujourd’hui ».

Norvège

« Ce que l’on voit en ce moment à Washington est une attaque totalement inacceptable contre la démocratie aux Etats-Unis. Le président Trump a la responsabilité d’arrêter cela. Images effrayantes, incroyable que ce soit les Etats-Unis », a réagi la Première ministre norvégienne Erna Solberg.

Pologne

 

Le président polonais Andrzej Duda a estimé sur Twitter que les violences survenues au Capitole constituaient « un problème interne pour les Etats-Unis ».

« La Pologne croit dans la puissance de la démocratie américaine », a ajouté cet allié proche de Donald Trump, qui avait attendu plus d’un mois avant de féliciter Joe Biden pour son élection.

Hongrie

« Les images choquantes du Capitole devraient être gardées à l’esprit avant, pendant et après les élections partout dans le monde », a tweeté la ministre hongroise des Familles, Katalin Novak.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, était l’un des rares dirigeants de l’UE à soutenir Donald Trump avant les élections, avant de féliciter Joe Biden.

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