Washington fait part d’un accord irako-syrien pour remettre en état un oléoduc

L'oléoduc doit permettre de relier la production pétrolière irakienne aux marchés d'exportation méditerranéens et au-delà

Le président Donald Trump rencontre le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le mardi 14 juillet 2026, à Washington. (Crédit : AP/Julia Demaree Nikhinson)

Les États-Unis se sont félicités vendredi d’un accord entre l’Irak et la Syrie visant à remettre en état l’oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies, ce qui facilitera à terme le transport de pétrole en pleine reprise des hostilités entre l’Iran et Washington.

« Les États-Unis saluent l’intention des gouvernements irakien et syrien de faire avancer la remise en état et la reconstruction de l’oléoduc Irak-Syrie, projet d’infrastructure prioritaire revêtant une importance stratégique tant au niveau bilatéral que régional », a indiqué le département d’État dans un communiqué.

L’annonce « d’aujourd’hui marque une étape importante pour la région et pour les relations entre la Syrie et l’Irak », a-t-il ajouté.

L’oléoduc doit permettre de relier la production pétrolière irakienne aux marchés d’exportation méditerranéens et au-delà.

Les États-Unis ont indiqué qu’ils dirigent un consortium international pour mettre en œuvre les aspects techniques et financiers de ce projet qui, une fois remis en état, aura « une capacité de transport initiale de 2 millions de barils de pétrole brut par jour ».

S’exprimant la semaine dernière à Damas, en marge d’une visite du président français Emmanuel Macron, le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, avait estimé que la Syrie pouvait devenir un « pays de transit important pour le pétrole qui vient d’Irak vers la Méditerranée » et offrir des « routes alternatives » au détroit d’Ormuz.

Début avril, l’Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Ce passage stratégique est de nouveau verrouillé par l’Iran depuis le week-end dernier après la reprise des frappes américaines le 7 juillet. Les États-Unis ont, eux, rétabli leur blocus des ports iraniens.

L’annonce de la remise en état de cet oléoduc survient en pleine visite à Washington du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, reçu par le président Donald Trump. Washington s’est aussi rapproché de Damas.

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