Washington sanctionne des plateformes iraniennes d’échange d’actifs numériques
Trois autres plateformes d'échange ont été sanctionnées, en plus de Nobitex, qui aurait joué un rôle clé dans la facilitation des transactions financières pour le CGRI et la Banque centrale iranienne
Le gouvernement américain a annoncé mardi étendre encore ses sanctions visant à frapper l’économie iranienne, en ciblant cette fois plusieurs plateformes locales d’échange d’actifs numériques, dont Nobitex, considérée comme étant la plus importante.
Selon le département du Trésor, ces plateformes, en particulier Nobitex, ont contribué au financement des activités iraniennes à l’étranger, au contournement des sanctions et à la réalisation de transactions pour le compte du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien.
« Alors que l’économie iranienne est en chute libre, le régime a fait le choix de s’appuyer sur les actifs numériques pour ses propres fins, notamment pour contourner les sanctions et transférer des richesses à l’étranger », a assuré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.
Outre Nobitex, trois autres plateformes sont visées par les sanctions américaines : Wallex, Bitpin et Ramzinex.
De même, les principaux dirigeants de Nobitex, dont le président et co-fondateur Amir Hossein Rad, sont également la cible de sanctions.
Les sanctions du département du Trésor entraînent le gel de l’ensemble des actifs détenus, directement ou indirectement, par les personnes ou entités visées.
Elles interdisent également aux entreprises ou aux citoyens américains de commercer ou d’échanger avec les personnes ou entités visées, ainsi qu’aux entreprises étrangères disposant d’une filiale aux États-Unis ou utilisant le dollar dans leurs transactions.
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