Yom Yeroushalayim : Des militants israéliens dans la Vieille Ville pour protéger les Palestiniens

« En tant que juif, en tant que sioniste […] je veux qu'ils fassent partie du pays avec des droits égaux », a déclaré Ilan Perez, 52 ans, des fleurs blanches à la main

Des militants de droite brandissant avec des drapeaux d’Israël lors de la Marche des Drapeaux à l'occasion de Yom Yeroushalayim, devant la porte de Damas de la Vieille Ville de Jérusalem, le 5 juin 2024. (Crédit Menahem Kahana/AFP)

Jeudi, des dizaines de militants pacifistes israéliens se sont déployés dans la Vieille Ville de Jérusalem pour protéger les Palestiniens, régulièrement violentés ou harcelés à l’occasion de Yom Yeroushalayim – l’anniversaire de la reprise de la partie orientale de la Ville sainte par Israël.

La « Journée de Jérusalem » est organisée chaque année pour célébrer ce que les autorités israéliennes présentent comme la « réunification » de la ville, à la suite de la reprise de Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six Jours de 1967.

L’ONU ne reconnaît pas l’annexion de Jérusalem-Est, où vivent une majorité de Palestiniens, qu’elle juge « illégale » au regard du droit international.

Sous un soleil de plomb en fin de matinée sur les marches de la porte de Damas, l’une des entrées de la Vieille ville, des dizaines de militants pacifistes vêtus de blanc ont offert des fleurs aux passants.

Parmi eux, Ilan Perez, 52 ans, venu du centre du pays, explique vouloir montrer « une forme de solidarité avec la communauté locale ».

« En tant que juif, en tant que sioniste […] je veux qu’ils fassent partie du pays avec des droits égaux », déclare-t-il, des fleurs blanches à la main.

À l’intérieur de la Vieille Ville, sur le parcours de la Marche des Drapeaux, de nombreux commerçants ont déjà baissé leurs rideaux de fer en prévision des violences qui pourraient éclater lors du passage du cortège, souvent émaillé d’insultes racistes, de crachats et d’actes de vandalisme.

Lors de cette commémoration annuelle, des dizaines de milliers de nationalistes défilent habituellement à travers la capitale et les incidents sont réguliers dans la Vieille Ville, surtout en fin de journée.

Pour tenter de prévenir les violences, l’association israélo-palestinienne Standing Together a mobilisé 300 volontaires.

Rula Daoud, sa co-directrice, a fustigé auprès de l’AFP les groupes d’extrême-droite qui viennent « terroriser » les habitants palestiniens, précisant vouloir assurer une « présence protectrice » et « faire baisser la tension ».

À la mi-journée, les premiers groupes de participants à la Journée de Jérusalem sont entrés par la porte de Damas, scandant « Israël pour toujours », sous étroite surveillance policière.

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