Zandberg : « Je rendrai l’argent si mon donateur a vendu des armes à l’Angola »
Rechercher

Zandberg : « Je rendrai l’argent si mon donateur a vendu des armes à l’Angola »

Tamar Zandberg (Meretz), fervente opposante aux ventes d'armes aux pays peu respectueux des droits de l'Homme, a été obligée d'expliquer une donation de 5 000 shekels

La députée du Meretz, Tamar Zandberg, assiste à une réunion de la Commission des affaires intérieures à la Knesset à Jérusalem, le 30 novembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)
La députée du Meretz, Tamar Zandberg, assiste à une réunion de la Commission des affaires intérieures à la Knesset à Jérusalem, le 30 novembre 2017. (Miriam Alster/Flash90)

Une députée du Meretz et candidate aux primaires des factions de gauche qui auront lieu la semaine prochaine a juré vendredi de rendre l’argent reçu pour sa campagne de la part d’un donateur majeur s’il devait s’avérer que ce dernier a vendu des armes au régime militaire de l’Angola durant la guerre civile dans le pays.

« J’ignorais cela, mais si cela s’avère être vrai, je rendrai l’argent », a commenté Tamar Zandberg auprès de la Dixième chaîne, quelques heures après que l’information portant sur le fait qu’Eitan Stiva aurait vendu des dizaines de millions de dollars d’armes à la nation d’Afrique du sud dans le contexte d’une guerre civile brutale qui avait touché le pays entre 1975 et 2002.

L’ancien pilote de l’air de l’armée israélienne a donné 5 000 shekels pour la campagne de Zandberg, devenue candidate favorite aux primaires du Meretz après que la présidente actuelle Zehava Galon et Ilan Gilon, un fidèle du parti, ont quitté la course le mois dernier.

Zandberg s’est exprimé avec ferveur contre la vente d’armes israéliennes à des pays peu respectueux des droits de l’Homme.

L’épouse de Stiva, Ora, a dit dans un communiqué que la donation venait d’elle. Eitan s’est pour sa part refusé à tout commentaire.

Eitan Stiva dans une interview avec Hadashot en février 2012. (Capture d’écran/YouTube)

Israël a subi de vives critiques ces derniers mois pour des ventes d’armes aux régimes militaires.

Au mois de novembre, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir qu’il ne vendrait plus d’armes au Myanmar, accusé de nettoyage ethnique.

Tout en admettant avoir vendu des armes au Myanmar dans le passé, le ministère a dit qu’il avait gelé toutes les ventes militaires il y a plusieurs mois.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...