A Nice, une femme soutenant le boycott des avocats d’Israël se fait insulter et en fait une vidéo virale
L’association « Amis de la Palestine 06 » menace de recourir à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
Tournée dans un des magasins Intermarché de Nice, la scène a été vue des milliers de fois sur Instagram.
Elle émane d’une femme, sans doute d’origine maghrébine (sans qu’on puisse le déterminer avec précision car on n’entend que sa voix et on ne voit que ses pieds). Elle s’adresse sur un ton vif à un vendeur du magasin en affirmant qu’en dépit quelques jours plus tôt d’un signalement par l’association « Amis de la Palestine 06 » (dont elle fait peut-être partie), des avocats en provenance d’israël qui avaient été retirés du rayon ont été remis, avec une étiquette de rayon indiquant l’origine « Pérou ».
S’en suit un échange assez vif avec le vendeur qui explique à la militante pro palestinienne qu’elle se trompe et que non le magasin n’a pas voulu cacher l’origine israélienne des avocats (en effet on voit bien que les boites sont clairement étiquetées « origine : Israël »), en témoigne de plus, selon lui, la présence de clémentines israéliennes un peu plus loin dans le rayon « fruits et légumes ».
L’association « Amis de la Palestine 06 » qui relaye sur Instagram la vidéo, avec le média hostile à Israël « Nouvelle Aube », explique sur son fil s’être adressée à l’enseigne dans ces termes : « Il y a deux jours, nous avons relevé la présence d’avocats étiquetés « Origine : Israël » avec un affichage » Pérou » […] Après signalement auprès du personnel, les produits ont été retirés du rayon. Aujourd’hui, en revenant vérifier la situation, nous avons constaté que des avocats portant exactement les mêmes références, les mêmes codes-barres et les mêmes caractéristiques produit (référence EMB-84132 F notamment) étaient désormais affichés avec la mention « Origine : Pérou ». Ce changement d’origine pour des produits identiques soulève de sérieuses interrogations quant à la fiabilité de l’étiquetage et au respect des obligations légales d’information du consommateur. L’origine des fruits et légumes frais ne peut pas être modifiée de manière approximative ou contradictoire selon les jours ou l’humeur. Nous disposons de photographies montrant clairement les différentes étiquettes et les références concernées. Sans explication claire et rapide de votre part, nous nous verrons contraints de transmettre l’ensemble des éléments aux services compétents, notamment à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), afin qu’ils puissent vérifier la conformité de ces pratiques et la traçabilité réelle des produits commercialisés dans votre magasin. »
Insulte en retour
Mais la vidéo ne s’arrête pas là et le point qui va être mis en avant, au-delà de la discussion vive avec le vendeur qui semble discrètement retirer de nouveau les cartons d’avocats du rayon, c’est l’apostrophe d’une cliente passant dans le rayon, visiblement outrée par la militante propalestinienne, l’incitant « à rentrer dans son pays… si ça ne lui plait pas ».
Face à la militante qui s’emporte et lui demande de s’expliquer, la cliente excédée, filmée face caméra, semble confirmer ses propos tout en s’éloignant.
Commentaire de Nouvelle Aube, s’appuyant sur les propos de l’association « Amis de la Palestine 06 » : « A Nice, une cliente d’un magasin a lancé cette phrase à une militante qui dénonçait la présence de produits israéliens étiquetés comme provenant du Pérou. Une scène qui choque et qui illustre les dérives racistes et islamophobes qui accompagnent les soutiens à Israël. La vidéo circule massivement en ligne et relance le débat sur la liberté de dénoncer la politique israélienne sans subir d’attaques identitaires. »
Et le post de conclure : « Où s’arrête le débat politique et où commence le racisme ».