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Illustration du Times of Israel basée sur une capture d'écran de la bande-annonce du film NAZA.
Illustration du Times of Israel basée sur une capture d'écran de la bande-annonce du film NAZA.

On a vu le film NAZA : entre graves allégations et sérieuses failles journalistiques

Le documentaire s’appuie sur 24 lanceurs d’alerte, mais ses révélations souffrent d’un cruel manque de rigueur d’investigation et de sources discutables

NAZA, le documentaire de Yuval Abraham et Rachel Szor, se fonde sur des allégations selon lesquelles Israël aurait, entre autres crimes de guerre, volontairement tué des dizaines de milliers de civils dans la bande de Gaza via l’intelligence artificielle.

Pour autant, ce long-métrage de 80 minutes, produit par le journal britannique The Guardian, est dénué des éléments traditionnellement associés au journalisme d’investigation, à savoir la vérification indépendante des témoignages ou la contextualisation des faits. Ainsi, les réalisateurs n’ont pas donné à la partie mise en cause — en l’occurrence, l’armée israélienne — l’occasion de répondre avant diffusion, ce qui est normalement une pratique standard.

Certaines des allégations formulées dans le film reprennent des accusations précédemment rapportées par Abraham dans +972 Magazine, Local Call ou encore The Guardian, et déjà combattues par Tsahal, laquelle y voit un « défaut fondamental de compréhension de la chose militaire ».

Jeudi, les réalisateurs, confrontés à de vives critiques dans leur propre pays, ont organisé à Tel-Aviv une projection pour la presse locale, dont le Times of Israel, à laquelle eux-mêmes n’ont pas pris part.

Certains reporters israéliens disent avoir demandé à voir le film, dont la diffusion est très limitée, mais ne pas avoir été invités à la séance. Abraham a indiqué que le film serait accessible gratuitement en ligne d’ici un mois environ.

NAZA est un documentaire intimiste qui joue sur la corde sensible, mâtiné de quelques éléments de journalisme d’investigation. Il s’adosse sur des éléments issus de précédentes enquêtes journalistiques d’Abraham, sans le dire clairement dans le documentaire.

Le film fait en sorte de présenter ces accusations comme des faits avérés, sans vérification ni contextualisation, ce qui ne manque pas de soulever des questions sur l’origine des sources.

Ces accusations portent sur la conduite de l’armée israélienne dans la bande de Gaza durant la guerre, notamment sur ses prétendues méthodes de surveillance de la population palestinienne, sa façon de choisir ses cibles et d’estimer le nombre de civils susceptibles d’être tués lors des attaques.

Le titre du documentaire, NAZA — acronyme en hébreu qui signifie « dommage collatéral » —, renvoie à ce qui est supposé être son sujet principal, à savoir l’accusation selon laquelle l’armée aurait planifié une frappe contre un membre du Hamas tout en sachant qu’elle ferait 500 morts parmi les civils.

Si l’on excepte la déclaration d’un témoin interviewé, le film ne fournit aucun élément probant à l’appui de ses allégations.

Capture d’écran de la bande-annonce du film « NAZA », publiée le 25 septembre 2026. (Capture d’écran : YouTube, The Guardian)

Le documentaire aborde également d’autres sujets, comme la mort de Palestiniens dans des « zones d’exclusion » de la bande de Gaza, le rasage de quartiers entiers par les soldats au sol, ainsi que les démarches présumées d’Israël pour contrecarrer les plaintes déposées par des Palestiniens à La Haye.

En outre, le film intègre un extrait d’archive du Premier ministre Benjamin Netanyahu en train de parler de son livre Terrorism: How the West Can Win. Dans cette séquence, Netanyahu explique que le terrorisme est « le fait de s’en prendre de façon organisée aux civils à des fins politiques ». Cette déclaration est mise en regard des accusations sur la conduite d’Israël à Gaza ; l’implication est évidente.

Le film présente des entretiens avec 24 personnes identifiées par les réalisateurs comme étant des « soldats israéliens impliqués dans le massacre à distance de civils palestiniens à Gaza », qui auraient accepté de témoigner sous couvert d’anonymat.

Le nombre des témoignages pourrait donner du poids à ces accusations s’ils se recoupaient tous. Or, contrairement à ce qu’affirment les réalisateurs, ces témoignages renvoient à des choses bien différentes.

Un lanceur d’alerte parle ainsi d’un système d’intelligence artificielle utilisé pour identifier les membres du Hamas ; un autre évoque des camarades qui auraient mis le feu à des logements dans la bande de Gaza ; un autre encore aborde les tentatives présumées de Netanyahu pour contrecarrer les démarches diplomatiques palestiniennes.

De manière générale, le film ne dit rien sur le degré de proximité des témoins avec les sujets qu’ils abordent, ce qui permettrait pourtant d’établir leur crédibilité sans sacrifier leur anonymat. Dans la plupart des cas, il n’y a ni âge, ni pseudonyme, ni allusion à une fonction militaire. Et dans la mesure où les témoins sont anonymisés et leur voix modifiée numériquement, il s’avère difficile de les distinguer.

Les sous-titres du film comportent manifestement des erreurs de traduction voire des ajouts de mots, absents des déclarations orales. Par exemple, lorsqu’un soldat dit qu’« Ahmad et toute sa famille » se trouvent dans une maison, les sous-titres disent « Ahmad et toute sa famille vont mourir ». Et lorsqu’un autre témoin dit qu’« On a eu l’autorisation pour 500, pour une seule personne », les sous-titres affirment « On a eu l’autorisation pour tuer 500 personnes pour une seule cible ».

Les réalisateurs Rachel Szor, à gauche, et Yuval Abraham, lauréats du prix spécial du jury pour le film « NAZA », posent devant les photographes lors de la cérémonie de clôture de la 83e édition du Festival du film de Venise à Venise, en Italie, le 12 septembre 2026. (Scott A Garfitt/Invision/AP)

Parfois, la fonction des personnes interrogées se déduit de leurs réponses. Ainsi, l’une d’entre elles semble avoir développé un système d’apprentissage automatique présenté comme ayant servi à identifier les membres du Hamas, et une autre servi à Gaza dans un rôle de combat ou d’appui au combat.

Néanmoins, il reste difficile dans quelle mesure certaines de ces affirmations — comme par exemple la prétendue utilisation de l’intelligence artificielle par l’armée pour s’en prendre sciemment aux civils de la bande de Gaza — s’appuient sur des témoignages indépendants ou des intervenants directement impliqués.

« Lavender » et « Where’s Daddy? »

L’un, au moins, de ces témoins évoque un système d’analyse de données de l’armée israélienne connu sous le nom de « Lavender », dont il explique qu’il sert à identifier les membres du Hamas grâce à leur téléphone portable, avec une marge d’erreur de 15 %. (De précédentes enquêtes d’Abraham dans Local Call, en avril 2024, établissaient la marge d’erreur de Lavender à 10 %).

Le témoin en question affirme que le système Lavender, adossé au machine learning, a identifié de 60 000 à 70 000 numéros de téléphone appartenant à des membres du Hamas et a « très certainement » recommandé de cibler des milliers de Palestiniens qui n’étaient pas réellement membres de l’organisation.

Au cours de l’entretien, le témoin soutient également qu’une femme âgée et ses proches ont été tués lors d’une frappe guidée par l’analyse de Lavender. Le film ne donne ni date, ni lieu, ni seconde source, sans parler de vérification indépendante de la réalité de cet incident rapporté.

L’armée israélienne a confirmé l’existence de Lavender, mais nié le fait qu’il donne « des listes d’hommes armés susceptibles d’être pris pour cible ».

Selon Tsahal, Lavender est une « base de données d’usage général qui organise et recoupe les données de plusieurs sources de renseignement existantes » et sert d’ « outil technique pour aider à structurer et croiser efficacement les informations relatives aux membres des organisations terroristes dans la bande de Gaza ».

L’armée affirme que Lavender est utilisé en complément des processus existants destinés à identifier les membres de groupes terroristes et à les distinguer des civils, et que « l’inclusion d’une personne dans la base de données ne peut suffire à l’identifier comme un terroriste susceptible d’être pris pour cible ».

Lavender ne génère ni ordres de frappe ni renseignements, et ses résultats ne sont pas la « base unique permettant d’établir les cibles susceptibles d’être frappées, quelle que soit leur précision », souligne Tsahal.

Une soldate de la direction du renseignement militaire de Tsahal travaille sur un ordinateur. (Armée israélienne)

Un autre dispositif mentionné dans le film est « Where’s Daddy? », décrit comme un moyen de détecter le moment où des membres du Hamas rentrent chez eux, afin de les frapper. Le film ne dit pas clairement s’il s’agit d’un système automatisé ou d’un protocole.

Un des témoins affirme que Tsahal préfère s’en prendre aux membres de groupes terroristes chez eux et de nuit, car ils y sont alors plus faciles à localiser, avec davantage de chances de les éliminer, quitte à ce que des civils risquent d’être tués au passage.

Selon un autre témoin, plusieurs frappes menées la même nuit ont pris pour cibles des commandants de la même compagnie du Hamas supposés se trouver chez eux, avec leurs proches. Selon lui, les proches de ces membres du Hamas ont été tués, mais pas les cibles, lesquelles se trouvaient au combat, et non à leur domicile.

Le film ne donne pas plus de détails, notamment sur la date à laquelle ces supposées frappes auraient eu lieu.

Des détails qui font défaut et un manque de contextualisation

Outre la thèse d’une disposition à tuer jusqu’à 500 civils lors d’une frappe, un autre témoin évoque une attaque contre un haut responsable du Hamas pour laquelle il aurait été accepté de faire 200 morts parmi les civils. Le témoin assure que l’armée a bombardé un quartier entier pour cette seule cible.

Le film ne donne pas d’information permettant d’évaluer ces affirmations de manière indépendante, comme par exemple la date de cette supposée frappe ou le nom du responsable du Hamas pris pour cible.

Au cours de la guerre, plusieurs frappes ont provoqué un grand nombre de victimes, selon les autorités sanitaires de Gaza, mais aucune frappe n’a tué à elle seule des centaines de personnes.

Le documentaire avance le chiffre de 73 000 personnes tuées à Gaza pendant la guerre, sans préciser que ces chiffres proviennent du ministère de la Santé de Gaza, géré par le Hamas, lequel ne fait pas le distinguo entre combattants et civils.

L’armée israélienne estime que le bilan du Hamas est globalement exact, des hauts responsables de Tsahal estimant à deux ou trois le nombre de civils tués pour chaque membre de groupe terroriste éliminé.

Sur la base de ces estimations, près de 50 000 civils palestiniens auraient été tués à Gaza durant le conflit, mais le film passe ce chiffre sous silence, manifestement parce qu’il s’appuie sur des estimations de l’armée israélienne.

Le film n’apporte aucun élément de contexte permettant de comparer ce ratio civils/combattants avec celui d’autres conflits, et aucun spécialiste du droit n’est interrogé pour expliciter les règles qui régissent le risque de victimes civiles ou encore le principe de discrimination ou de proportionnalité au regard du droit de la guerre.

Selon l’armée israélienne, tout projet de frappe inclut nécessairement, avant d’être validé, une estimation des dommages collatéraux escomptés, calculée à partir de « toutes les informations disponibles, afin d’obtenir l’évaluation la plus précise possible ».

Des Palestiniens prient devant les corps de membres des brigades Ezz-Al Din Al-Qassam, la branche armée du Hamas, tués lors d’un bombardement israélien sur un tunnel, pendant leurs funérailles à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 mai 2021. (Photo par SAID KHATIB / AFP)

Tsahal a également déclaré que « ce sont les commandants opérationnels qui approuvent les frappes, et non les analystes du renseignement, et encore moins des outils technologiques », et que les procédures de ciblage « ne permettent pas de mener des frappes de manière générique, sans procéder à des évaluations individuelles pour chacune de ces frappes ».

L’accusation selon laquelle 500 morts auraient été anticipés, parmi les civils, pour une frappe contre un seul commandant du Hamas n’apparaissait pas dans les enquêtes précédentes d’Abraham.

Elle figure en revanche dans la bande-annonce de NAZA, ce à quoi Tsahal a réagi en qualifiant cette affirmation de « totalement fausse ». L’armée « n’a jamais projeté, validé ou procédé à une frappe à Gaza dans laquelle la mort de 500 civils, ou un chiffre s’en approchant, était anticipée », a déclaré Tsahal.

Ce qui apparaît à la fois dans les publications antérieures d’Abraham et dans le film, c’est l’autorisation accordée pour des frappes contre des membres du Hamas de rang subalterne susceptibles de causer la mort d’une vingtaine de civils. Dans la mesure où cette branche armée compte des dizaines de milliers de membres de rang inférieur, il en est déduit que des dizaines de milliers de civils gazaouis auraient pu être tués.

Ce que le film ne dit pas, c’est que, selon l’armée, de telles autorisations n’ont été données que pendant un mois, et non sur toute la durée de la guerre.

Des responsables militaires israéliens ont reconnu que Tsahal avait assoupli certaines de ses règles d’engagement au lendemain du pogrom du Hamas du 7 octobre 2023, autorisant des frappes comportant des risques plus élevés de pertes civiles que ce qui était permis auparavant.

Selon une enquête du New York Times publiée en 2024, le 7-Octobre, l’armée a accordé à des officiers de rang intermédiaire l’autorisation de tirer sur des combattants du Hamas de bas rang et de valider des frappes susceptibles de tuer une vingtaine de civils.

Des Gazaouis utilisent un engin de terrassement pour fracturer la barrière entre Israël et Gaza et s’introduire dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. (Mohammed Fayq Abu Mostafa/Reuters)

L’armée a de nouveau durci ses règles d’engagement le 5 novembre 2023, exigeant des officiers qu’ils sollicitent une autorisation spéciale pour les frappes visant des membres de groupes terroristes de rang inférieur susceptibles de mettre en danger plus de 10 civils. En janvier 2024, la quasi-totalité des frappes mortelles à Gaza requéraient une autorisation spéciale, bien que certaines aient continué d’être validées par des officiers de haut rang lorsque le nombre prévu de victimes civiles atteignait un nombre à deux chiffres.

Dans la mesure où il suit un fil conducteur bien particulier, le film n’hésite pas à laisser le contexte de côté lorsqu’il ne s’inscrit pas dans le droit fil de son récit — quitte à ignorer des éléments qui ne renforceraient pas nécessairement la position d’Israël.

Le film mentionne la destruction de quartiers et le déplacement d’une grande partie de la population gazaouie vers le sud, mais n’apporte que très peu d’explications sur ces faits. Un témoin indique que la zone de Mawasi, dans le sud de Gaza, a atteint un « taux d’occupation de 300 % » à un moment donné du conflit, mais sans pour autant en expliquer les raisons.

Des Palestiniens déplacés transportent des sacs d’aide humanitaire perçus dans un centre de distribution géré par la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), soutenue par les États-Unis et Israël, dans le « couloir de Netzarim », dans le centre de la bande de Gaza, le 4 août 2025. (AFP)

Une autre séquence aborde des tirs à proximité de points de distribution alimentaire de la Gaza Humanitarian Foundation, sans jamais donner le nom de l’organisation en question. Elle se contente de présenter le témoignage de soldats affirmant avoir tiré sur des Gazaouis qui s’étaient écartés des itinéraires établis pour venir chercher des vivres.

Ces éléments de contexte – ici omis – auraient modifié la compréhension des événements par les spectateurs, qu’ils aillent ou non dans le sens de la position israélienne.

Servir un récit

Les premières minutes du film reviennent de façon plutôt détaillée sur le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, au cours duquel des milliers de terroristes se sont infiltrés dans le sud d’Israël pour y tuer plus de 1 200 personnes — essentiellement des civils — et faire 251 otages séquestrés par la suite à Gaza.

La séquence se concentre principalement sur le vécu de la société israélienne pendant et après le pogrom, ainsi que sur le sentiment des témoins que le Hamas avait « vaincu » Israël. Le documentaire examine l’idée selon laquelle la conviction qu’il n’y avait « pas d’innocents à Gaza » s’est répandue en Israël, suite au 7-Octobre, et au sein d’une partie de l’armée, y compris dans le renseignement militaire, ce qui a eu une influence sur le comportement des soldats.

L’idée que cette grille de lecture se soit imposée à tous ressort dans la manière dont le film présente de façon stéréotypée les soldats du renseignement militaire, dépeints comme des intellectuels de gauche « élitistes » qui ont malgré tout pris part à des crimes de guerre.

Un autre exemple est visible dans la dernière partie du film, consacrée à une unité présentée comme étant « au service de Bibi », et ses prétendues démarches contre les Palestiniens auteurs de plainte contre Israël à La Haye.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu assiste à la conférence du Neguev dans la ville de Dimona, dans le sud du pays, le 17 juillet 2026. (Tsafrir Abayov/Flash90)

Cette partie avance qu’Israël ferait en sorte d’entraver les démarches diplomatiques palestiniennes sur instruction directe de Netanyahu.

« Nous empêchons la paix d’advenir », affirme un témoin.

Le film ne dit pas clairement si cette unité fait partie de l’armée et n’apporte que très peu de détails sur sa structure ou son rôle.

Le contexte mis en avant par le film débouche sur une réflexion sur le colonialisme, semble-t-il sans rapport direct avec les accusations portant sur la conduite de la guerre à Gaza.

Cette dernière partie revient sur la fondation de Tel-Aviv, lieu de tournage du film, en remettant en cause l’image d’une ville « sortie des sables » et en liant sa création au déplacement de populations palestiniennes en 1948.

Une maison ancienne de Jaffa y est présentée comme la seule demeure palestinienne datant de cette époque.

Des hôtels du littoral de Tel-Aviv, vus depuis Jaffa, le 26 mars 2020. Photo de Gili Yaari /Flash90

Une partie des habitants de l’actuelle Gaza a effectivement été déplacée des environs de Tel-Aviv au moment de la guerre d’indépendance d’Israël, mais la majorité est originaire des zones méridionales de la Palestine sous mandat britannique, situées pour l’essentiel dans un rayon de 40 kilomètres autour de la bande de Gaza, comme en témoignent les documents de l’ONU.

Le rapport est tout sauf clair entre ces rappels historiques et l’estimation des pertes civiles par Israël lors des frappes contre le Hamas à Gaza.

D’autres parties du film dressent un parallèle entre la vie en Israël et la guerre à Gaza, et jettent une lumière sombre sur le désir des Israéliens de vivre et prospérer. Dans une scène, on voit des travaux de construction à Tel-Aviv puis, sans transition, une discussion sur les démolitions dans la bande de Gaza.

Par la suite, c’est un soldat qui avance que, tout comme les nazis « vivaient avec ce qu’ils avaient fait », les Israéliens peuvent mener des bombardements puis reprendre le cours de leur vie quotidienne. Quelques scènes plus tard, le film donne à voir des Israéliens immobiles, en train d’observer une minute de silence à l’occasion de la journée du Souvenir de la Shoah…

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