Affrontements entre résidents d’implantations et forces de sécurité près de Ramallah
L'avant-poste illégal de Tzur Harel est régulièrement évacué et démoli par les forces de sécurité, mais les militants pro-implantations persistent à le reconstruire
Des affrontements ont opposé lundi des militants pro-implantations radicaux et des membres de la police des frontières qui tentaient d’évacuer et de démolir un avant-poste illégal dans le centre de la Cisjordanie, à l’est de Ramallah.
Après l’arrivée des forces de sécurité à l’avant-poste nommé Tzur Harel, des groupes de militants pro-implantations ont annoncé que des centaines d’activistes étaient en route vers le site pour protester contre sa démolition.
Selon des responsables israéliens, Tzur Harel, qui est situé sur des terres palestiniennes privées, a déjà été le théâtre d’actions nationalistes violentes, notamment l’an dernier à plusieurs reprises, lors de précédentes tentatives de démolition.
Le 3 juillet 2024, des militants radicaux pro-implantations ont violemment attaqué des membres de l’administration civile et de la police des frontières alors que ceux-ci tentaient d’appliquer des ordres d’évacuation et de démolition. Ils ont lancé des bombes incendiaires sur les forces de l’ordre et des pierres sur les véhicules appartenant aux services de sécurité qui passaient sur une route voisine.
Les résidents d’implantation sont revenus sur le site peu de temps après en avoir été évacués. Ils ont de nouveau été expulsés une semaine plus tard, le 7 juillet, mais sont retournés sur le site.
L’avant-poste a de nouveau été démoli en août de la même année, et puis une autre fois en novembre 2024, lorsqu’un soldat a été touché à la tête par une bouteille en verre lancée par des émeutiers durant les opérations d’évacuation.
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