Agression présumée d’un policier : Un élu d’Otzma Yehudit convoqué pour être interrogé

Yitzhak Kroizer est soupçonné d’avoir agressé un agent le 1ᵉʳ octobre pour permettre à un suspect impliqué dans des violences contre des Palestiniens d’échapper à son arrestation

Le député Yitzhak Kroizer s'exprime lors d'une manifestation contre l'UNRWA devant les bureaux de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, à Jérusalem, le 5 février 2024. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Mercredi, le député Yitzhak Kroizer, membre du parti Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, a confirmé avoir été convoqué pour être interrogé au sujet de son implication présumée dans une émeute survenue le 1ᵉʳ octobre en Cisjordanie, au cours de laquelle deux policiers avaient été blessés. Il est en effet soupçonné d’avoir agressé un agent afin de permettre à un suspect impliqué dans des violences contre des Palestiniens d’échapper à son arrestation.

Le chef des enquêtes de la police, Boaz Blatt, avait écrit mercredi au président de la Knesset, Amir Ohana, pour demander la convocation de Kroizer, soupçonné d’avoir agressé un policier lors de l’incident survenu à Mitzpe Yeriho. Kroizer a affirmé que c’était lui qui avait été attaqué par la police lors de cet affrontement.

La procureure générale, Gali Baharav-Miara, avait accédé en début de semaine à la demande de la police d’interroger Kroizer, qui aurait autrement bénéficié de l’immunité parlementaire.

Dans une vidéo publiée sur le réseau social X, Kroizer a déclaré : « La chasse aux sorcières politique menée par Boaz Blatt et Gali Baharav-Miara a dépassé toutes les limites et est devenue incontrôlable. »

Il a affirmé que l’interrogatoire avait été « programmé » pour lui nuire à l’approche des élections législatives du 27 octobre.

« Je n’ai pas peur d’un interrogatoire », a-t-il ajouté.

« La violence extrême dont j’ai été victime doit faire l’objet d’une enquête. »

« Tous les responsables seront interrogés et traduits en justice », a-t-il ajouté.

« Lorsque les électeurs nous auront confié ce mandat, vous serez les premiers à être traduits en justice. »

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