Al-Sissi exhorte Trump à mettre fin à la guerre à Gaza

Le président américain juge qu'un cessez-le-feu est 'possible', bien que les tentatives de médiation menées par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar n’aient pas encore abouti

Illustration : Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'exprimant lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec le président français, au palais présidentiel du Caire, en Égypte, le 7 avril 2025. (Crédit : Ludovic Marin/Pool/AFP)

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé lundi le président américain Donald Trump à agir face à la crise humanitaire à Gaza, affirmant que « le moment est venu de mettre fin à la guerre ».

Trump « est en mesure de faire cesser la guerre, de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire », a déclaré le président dans une allocution télévisée sur la crise humanitaire à Gaza.

« Je lance un appel particulier à Son Excellence le président Trump : s’il vous plaît. Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour arrêter cette guerre et faire acheminer l’aide », a-t-il dit.

En déplacement en Écosse, Trump a jugé lundi qu’un cessez-le-feu à Gaza était « possible », bien que les tentatives de médiation menées par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar n’aient pas encore abouti.

Selon les Nations unies, la population de Gaza, qui compte plus de deux millions d’habitants, serait confrontée à une famine croissante et à une malnutrition généralisée. Sous la pression internationale, Israël a récemment autorisé l’entrée de l’aide humanitaire dans l’enclave.

Les autorités israéliennes ont rejeté les allégations de famine généralisée dans l’enclave, mais ont reconnu des problèmes d’accès à la nourriture, imputant les pénuries à un « manque de coopération » de l’ONU et d’autres organisations internationales.

Des camions transportant de l’aide humanitaire entrent au poste-frontière de Rafah entre l’Égypte et la bande de Gaza, le 27 juillet 2025. (Crédit : Mohamed Arafat/AP)

Ces affirmations ont été reprises dimanche par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a déclaré que l’ONU « affirme que nous ne permettons pas l’entrée de l’aide humanitaire. Elle est autorisée. Il y a des convois sécurisés. Il y en a toujours eu, mais aujourd’hui, c’est officiel. Il n’y aura plus d’excuses. Nous continuerons à nous battre, nous continuerons à agir jusqu’à ce que nous ayons atteint tous nos objectifs de guerre, jusqu’à la victoire totale ».

La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.

Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

Près de 60 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes.

Tsahal affirme prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

read more: