Antisémitisme : la communauté juive de Toulouse particulièrement touchée

Le Parquet s’est doté d’un 'référent antisémitisme' ayant pour tâche d’examiner les plaintes et signalements pour des actes antisémites

Photo d'illustration : La façade de la mairie de Toulouse. (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)

Sept ans après les attentats de Mohamed Merah, les Juifs toulousains seraient toujours particulièrement touchés par les insultes, les agressions et les graffitis à caractère antisémite, avance un article du site de France 3 Régions. À tel point que le Parquet s’est doté d’un « référent antisémitisme » ayant pour tâche d’examiner les plaintes et signalements pour des faits d’antisémitisme.

L’article cite ainsi l’exemple de Anna, de confession juive, qui a dû déménager car « elle ne se sentait plus en sécurité chez elle », entourée de voisins qui refusent de lui dire bonjour. « Sale Israélienne. Retourne dans ton pays. Tueur d’enfants palestiniens », lui aurait-il asséné.

C’est également à Toulouse que la présidente de région, Carole Delga, avait reçu un courrier anti-juif. Un sexagénaire y a aussi été arrêté pour avoir dessiné des croix gammées et des inscriptions antisémites sur la façade de la mairie.

En réponse à de tels actes, la section Midi-Pyrénées du CRIF a créé une commission visant à identifier et comptabiliser les actes antisémites. « Tags, insultes, agressions : nous poursuivrons en justice tous les actes antisémites, même les plus petits », explique ainsi Franck Touboul, responsable local de l’organisation, à France 3. « Avant, je faisais enlever systématiquement et rapidement tous les tags anti-juifs. Désormais, nous les signalons au parquet avant de les faire retirer. »

Le 19 février dernier, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées à Toulouse à l’appel de partis politiques et associations pour dire non à l’antisémitisme. D’autres rassemblements se sont tenus dans les principales villes de la région.

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