Carole Delga riposte à une lettre antisémite et sexiste
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Carole Delga riposte à une lettre antisémite et sexiste

La présidente socialiste de la région Occitanie a fait part de sa volonté de "ne pas baisser la garde face à l'extrême droite"

Carole Delga, présidente de la région Occitanie (Capture d'écran : YouTube)
Carole Delga, présidente de la région Occitanie (Capture d'écran : YouTube)

La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a tweeté vendredi la copie d’une lettre antisémite et sexiste contenant une menace de mort, qu’elle venait de recevoir, manifestant sa volonté de « ne pas baisser la garde face à l’extrême droite ».

Posté dans la matinée, le tweet de l’élue reproduit le début de la lettre manuscrite, surmontée de quatre croix gammées dessinées à l’envers. On y lit : « Chère Salope et cher sale Juif. Voilà plusieurs mois que vous nous pourrissez la vie TOUT LES DEUX « LA PUTE ET LE JUIF » ».

Carole Delga ne mentionne pas qui d’autre est visé.

« Je reçois parfois des lettres d’insultes, et c’est la deuxième fois avec des menaces de mort, mais la première fois avec des symboles fascistes. Je n’entends pas baisser les yeux et la garde face à l’extrême droite », a expliqué à l’AFP Mme Delga.

Elle a précisé qu’elle allait porter plainte pour « insultes et menaces » et également signaler le courrier, reçu jeudi et daté de Béziers, au parquet de cette ville.

« Au-delà des insultes, il y a cette phrase de menace : ‘nous vous donnons trois mois pour démissionner sinon « boum boum », à bon entendeur salut’ « , a-t-elle ajouté.

Mme Delga avait annoncé sur Twitter jeudi avoir écrit aux délégations de la région du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) « pour leur faire part de la détermination sans faille de la Région à combattre l’antisémitisme » et proposer un « plan d’actions en Occitanie pour mettre fin à ce fléau ».

Sur le même réseau, plusieurs utilisateurs ont également évoqué un courrier anonyme reçu par la communauté juive de La Varenne Saint Hilaire, en banlieue parisienne.

Sur celui-ci on peut lire, au milieu de croix gammées : « marre des juifs rue St Hilaire, vous allez griller bâtard de juifs, dégagez vite, Hitler revient bâtard, dernière semaine ».

Au moins à deux reprises avant cela, en 2018 (avec des éléments de vocabulaire semblables et la même référence à Créteil), et en 2010, le centre avait déjà été la cible de courriers anonymes haineux.

A l’appel du PS, 14 partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le MoDem, EELV et le PCF, ont lancé jeudi un appel contre l’antisémitisme, auquel s’est rallié vendredi France Insoumise.

L’initiative est intervenue après la publication d’un bilan du ministère de l’Intérieur faisant état d’une hausse de 74 % en 2018 des menaces et violences antisémites.

Dans un contexte social tendu avec la mobilisation des « gilets jaunes », plusieurs élus ont aussi été victimes ces derniers mois d’agressions et menaces, des violences récemment condamnées par le président du Sénat, Gérard Larcher (LR).

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