Sgt-chef Zamir Burke, 20 ans : Ingénieur de combat qui rêvait d’étudier la physique
Tombé au champ d'honneur en combattant le Hamas à Jabaliya, dans le nord de Gaza, le 29 novembre 2024
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Le sergent-chef Zamir Pinchas Burke, 20 ans, commandant d’une escouade d’équipement lourd au sein du 601ᵉ bataillon du Corps du Génie Militaire, originaire de Beit Shemesh, est tombé au champ d’honneur le 29 novembre 2024 alors qu’il combattait le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.
Zamir a été tué et un autre soldat a été grièvement blessé lorsque des tirs antichars ont visé le bulldozer blindé D-9 qu’ils conduisaient à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Il a été enterré le 1ᵉʳ décembre au mont Herzl, à Jérusalem. Il laisse derrière lui ses parents, Tammy et Jesse, ainsi que ses trois sœurs, Meelle, Advah et Leanne.
Né en Israël de parents ayant immigré d’Australie, Zamir a grandi à Beit Shemesh et a fréquenté les écoles locales. Après avoir obtenu son baccalauréat, il a fréquenté la yeshiva Machanim dans le cadre d’un programme hesder au Gush Etzion.
Il s’est enrôlé dans l’armée en janvier 2023 et a servi au sein du Corps du Génie Militaire.
Selon ses proches, Zamir était un enfant dynamique qui aimait faire du bénévolat et aider les autres. Il était bénévole depuis longtemps au sein de la section locale de Beit Shemesh de l’association Et La’asot, une organisation à but non lucratif qui vient en aide aux enfants ayant des besoins particuliers.
Et La’asot a déclaré qu’il avait continué à leur rendre visite même après s’être enrôlé dans l’armée.
« Il a laissé derrière lui tant de lumière, d’humilité, d’engagement, de joie, d’amitié, de responsabilité et de dévouement. »
« Zamir était une source d’inspiration pour nous tous », a ajouté l’association.
Élève assidu, brillant en mathématiques et en physique, Zamir avait également appris seul à jouer de la guitare, selon sa famille. Il était proche de tous les membres de sa famille, notamment de ses quatre grands-parents.
Il était très attaché à son service militaire, qu’il considérait comme un moyen de défendre son pays, ont raconté ses proches.
Sa famille a fait don de ses cornées, ce qui, selon elle, symbolisait l’esprit de générosité qui l’avait animé toute sa vie.
Son oncle, Danny Brill, a raconté à l’Australian Jewish News que Zamir rêvait de visiter l’Australie et l’Extrême-Orient, une région qu’il n’avait jamais vue, une fois ses obligations militaires remplies.
« Il voulait découvrir les racines de ses parents », a-t-il expliqué.
Zamir était très fier de son service militaire, selon Brill.
« Son rôle consistait à ouvrir la voie pour permettre aux autres soldats d’avancer. Une partie de son travail consistait à parcourir des tunnels, et son équipe a participé à la découverte de l’un des otages, ce dont il était extrêmement fier. »
Il a ajouté que son neveu « était quelqu’un qui croyait sincèrement qu’il fallait faire le bien dans le monde et que les gens devaient agir pour le bien ».
« Même si nous savions que Zamir était quelqu’un d’exceptionnel, nous avons réalisé que ce n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan comparé à toutes les autres personnes qu’il avait touchées au cours de sa vie, dans le cadre de ses activités bénévoles, auprès de ses amis, dans l’armée… Nous avons vraiment été très touchés par tout ce que nous avons appris sur les autres facettes de son univers. »
Lors de ses funérailles, son père, Jesse, a dit être convaincu que son fils se trouvait « dans un endroit bien meilleur maintenant ».
« Avec ton magnifique sourire. »
« Zam était meilleur que moi dans presque tout », a poursuivi son père.
« Il aimait la musique, la musique classique, la musique sacrée, et j’en passe. Tu jouais de la guitare, électrique ou non, et du clavier. Tu savais cuisiner et faire de la pâtisserie. Tu as même travaillé comme chef dans une houmoussiya [restaurant spécialisé dans le houmous]. »
« Nous discutions de Platon, de philosophie, de théologie, de religion, d’histoire, de sciences politiques… Tu excellais dans tous ces domaines et tu obtenais les meilleures notes », a ajouté Jesse.
« Tu étais brillant en mathématiques, et encore meilleur en physique. Tu rêvais d’étudier la physique pure à l’université. Pas l’ingénierie, mais bien la physique pure. Tu maîtrisais aussi bien la low-tech que la high-tech, tu faisais de la randonnée, du camping, de la descente en rappel, et bien d’autres choses encore. »
« Mais avant tout, tu étais humble, modeste, facile à vivre, aimant, extrêmement gentil, peu exigeant – si gentil… Tu étais un homme d’action », a-t-il poursuivi.
« Tu n’as fait que donner. Une grande partie de ta vie était consacrée à donner. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
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