Après la vandalisation de la synagogue d’Anderlecht, l’ambassadeur américain affiche son soutien à la communauté juive
Bill White, venu « à la demande du président Trump », veut des militaires et des fonds pour sécuriser le lieu de culte
Samedi 7 novembre, les ambassadeurs d’Israël et des États-Unis en Belgique, David Saranga et Bill White, se sont rendus à la synagogue d’Anderlecht, près de Bruxelles, après qu’un pavé a brisé une vitre du lieu de culte dans la nuit du 27 au 28 octobre.
Il s’agit de la principale synagogue de la Communauté israélite orthodoxe de Bruxelles.
Inaugurée le 6 avril 1933 après cinq ans de travaux, au cœur de l’ancien quartier juif d’Anderlecht, Cureghem, la synagogue a été construite dans un style Art-déco. La Région bruxelloise a classé cet édifice Art déco il y a deux ans.
L’ambassadeur américain a affirmé avoir effectué cette visite « à la demande du président Trump » et a exprimé son soutien à la communauté juive, selon 21 News.
Bill White compte solliciter les ministres de la Défense, Theo Francken, et de l’Intérieur, Bernard Quintin, afin de déployer des soldats près du bâtiment. Il prévoit aussi de récolter des fonds pour renforcer la sécurité autour du lieu de culte.
Cet acte de vandalisme survient dans un contexte marqué par un recrudescence de l’antisémitisme en Belgique, comme dans de nombreux pays européens, depuis le massacre perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
Récemment, des fidèles réunis dans une synagogue d’Uccle, en Belgique, le soir de Yom Kippour, avaient été visés par des insultes antisémites lancées par un voisin.
Dans ce contexte, et depuis l’explosion survenue devant une synagogue à Liège le 9 mars 2026, des soldats ont été déployés dans les rues de plusieurs grandes villes belges autour des sites liés à la communauté juive, dans le cadre de l’opération « Green Shield ». Elle prévoit la présence de militaires autour de plusieurs institutions juives, comme les synagogues, mais aussi israéliennes, comme l’ambassade d’Israël en Belgique.