Après l’annonce de la mort du chef d’état-major houthi, Israël jure de s’en prendre à ceux qui le menacent
Selon Israel Katz, Muhammad al-Ghamari a succombé à ses blessures après avoir frappé en août ; « Nous les éliminerons tous », a mis en garde Netanyahu
Le chef d’état-major des Houthis a été tué dans une attaque israélienne, a annoncé jeudi le groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran, menaçant Israël de représailles.
Selon un communiqué du groupe terroriste, le général Mohammed al-Ghamari a été tué dans le « valeureux combat contre Israël ». Ces derniers mois, les Houthis ont notamment lancé des drones vers le territoire israélien en soutien au groupe terroriste palestinien du Hamas.
« Le combat contre l’ennemi israélien n’est pas terminé, il recevra une punition dissuasive pour les crimes qu’il a commis », ont promis les terroristes yéménites, en précisant que Ghamari avait été tué en même temps que d’autres « compagnons », ainsi que son fils de 13 ans, sans toutefois préciser la date.
Cependant, selon le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, Ghamari aurait succombé à ses blessures causées par une frappe israélienne qui avait également tué le Premier ministre houthi, Ahmad Ghaleb al-Rahwi, ainsi qu’une dizaine d’autres responsables, en août.
Rahwi est le plus haut responsable politique des Houthis à avoir été tué dans de tels raids depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 .
L’armée israélienne affirme que Ghamari occupait le poste de chef d’état-major des Houthis depuis 2016, après avoir occupé plusieurs autres postes de haut rang. Au fil des ans, il a joué « un rôle clé dans le renforcement des capacités militaires » des Houthis, selon Tsahal.
Selon l’armée israélienne, Ghamari avait reçu une formation dispensée par des agents du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, en Syrie, au Liban et en Iran.
Tsahal affirme que pendant la guerre Ghamari a participé à la planification et à l’exécution d’attaques à l’aide de missiles balistiques, de drones et de missiles de croisière contre Israël et des navires commerciaux naviguant dans la mer Rouge.
Jeudi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué par le biais d’un communiqué de ses services que Ghamari faisait partie « d’une série de commandants terroristes qui cherchaient à nous nuire et qui ont été éliminés ».
« Nous les éliminerons tous », a mis en garde Netanyahu.
Son bureau a déclaré que « la main déterminée d’Israël atteindra tous ceux qui ont tenté de nous nuire et se sont donné pour objectif de détruire Israël ».
Soutenus par la République islamique d’Iran, ennemi juré d’Israël, les Houthis affirment agir en « solidarité » avec les Palestiniens de Gaza et mènent régulièrement des attaques de missiles ou de drones sur le territoire israélien, qui sont en grande partie interceptées.
En riposte, l’armée de l’air israélienne a bombardé plusieurs cibles des Houthis à Sanaa ainsi que dans le nord et l’ouest du Yémen, où les terroristes yéménites contrôlent de vastes régions.
Les Houthis ont récemment déclaré rester en « alerte » après l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, affirmant qu’ils suivraient de près sa mise en œuvre avant d’envisager de suspendre leurs opérations.