Arié Bensemhoun affirme avoir été exclu de la réception du 14 juillet à l’ambassade de France en Israël
Son message ne précise pas les raisons pour lesquelles il aurait été retiré de la liste des invités, et l'ambassade de France en Israël n’a pas réagi publiquement à ses déclarations
Le directeur d’ELNET France, Arié Bensemhoun, a affirmé avoir été retiré de la liste des invités à la réception organisée par l’ambassade de France en Israël à l’occasion de la fête nationale, dénonçant une décision de l’ambassadeur sortant, Frédéric Journès.
Dans un message publié mardi 14 juillet sur X, Arié Bensemhoun explique qu’il s’apprêtait à participer, « comme chaque année », à la réception organisée à la résidence de France à Tel-Aviv lorsqu’il a appris, « par un message de l’ambassadeur Frédéric Journès », qu’il avait été retiré de la liste des invités.
« Être déclaré persona non grata dans une réception républicaine censée célébrer, avec les Français d’Israël, la relation France-Israël, par celui qui aura été pendant ses trois ans de mission l’un de ses fossoyeurs, est pour moi un honneur et une fierté », écrit-il.
Le dirigeant d’ELNET, une organisation qui œuvre au renforcement des relations entre Israël et l’Europe, accuse également le diplomate d’avoir contribué à dégrader les relations franco-israéliennes. Il compare ainsi M. Journès à l’ancien ambassadeur de France aux États-Unis et en Israël Gérard Araud, auquel il reproche d’avoir qualifié, après son départ de la diplomatie, Israël d’ « État d’apartheid ».
« Face aux comportements écœurants de ceux qui veulent faire de l’État juif le Juif des nations (…), je ne peux que réaffirmer ma détermination à œuvrer pour la France, pour Israël [et] pour l’amitié entre ces deux pays », poursuit-il, avant de conclure : « À votre successeur [Christophe Parisot, ndlr], je souhaite la bienvenue en Israël. À vous, Monsieur l’ambassadeur, je dis bon débarras. »
Le message ne précise pas les raisons pour lesquelles Arié Bensemhoun aurait été retiré de la liste des invités, et l’ambassade de France en Israël n’avait pas réagi publiquement à ses déclarations au moment de la publication de cet article.
Le Times of Israël a sollicité l’ambassade de France afin d’obtenir sa version des faits et n’avait toujours pas réagi au moment la publication [dimanche, 11H30 heure israélienne].
En juin, le magazine Marianne avait publié un article affirmant qu’ELNET se trouvait « dans le viseur des autorités françaises » et que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique souhaitait ainsi « l’inscrire au répertoire de l’influence étrangère ».