Christophe Parisot, désigné nouvel ambassadeur de France en Israël
Mercredi, Frédéric Journès a exhorté le peuple israélien à ne pas considérer la France comme un adversaire, tout en admettant avoir « perdu la confiance de beaucoup d'Israéliens »
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Christophe Parisot remplacera à la rentrée prochaine Frédéric Journès au poste d’ambassadeur de France en Israël – un remplacement qui s’opère dans un climat pour le moins tendu entre Paris et Jérusalem et dans un contexte régional particulièrement sensible.
Ambassadeur de France au Danemark depuis 2022, Christophe Parisot est présenté sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères comme un diplomate chevronné au parcours marqué par les affaires européennes.
Ce multi-diplômé (IEP Strasbourg, Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales de Genève, London School of Economics) est entré au Quai d’Orsay il y a 25 ans. Après un début de carrière à la Direction de la Coopération Européenne, il a été secrétaire de l’Ambassade de France à Budapest de 2003 à 2007 puis a rejoint la Représentation de la France auprès de l’Union Européenne à Bruxelles avant d’intégrer le ministre des Affaires européennes en 2011 en tant que directeur de cabinet.
Il est passé par Ankara de 2014 à 2017 en qualité de premier conseiller à l’Ambassade de France en Turquie. Revenu ensuite à Paris, avant ses trois ans passés à Copenhague, Christophe Parisot a été successivement sous-directeur des relations extérieures de l’Union européenne, puis directeur adjoint du cabinet du secrétaire d’État chargé des Affaires européennes et enfin conseiller chargé des Affaires européennes au cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
Mercredi, Frédéric Journès a lancé dans les colonnes du Jerusalem Post un appel direct à la réconciliation, exhortant le peuple israélien à ne pas considérer la France comme un adversaire, tout en admettant avoir « perdu la confiance de beaucoup d’Israéliens ».
Le regard israélien sur la France a en effet radicalement changé, au point que l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, avait publiquement déclaré en avril dernier que « la France n’est plus une puissance amicale ».
Cette rupture est attribuée au changement de position d’Emmanuel Macron et du gouvernement français sur plusieurs dossiers : les votes réguliers de la France à l’ONU critiquant les opérations israéliennes à Gaza, les appels répétés au cessez-le-feu perçus en Israël comme un alignement sur le camp adverse, le soutien de Paris à des sanctions contre des résidents d’implantations israéliens radicaux en Cisjordanie, la reconnaissance unilatérale de l’État palestinien, vue comme une « récompense » au terrorisme après les massacres sauvages et sadiques du 7-Octobre, et récemment l’interdiction totale ou partielle de l’industrie militaire israélienne d’exposer au salon Eurosatory.
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