Les Houthis pro-iraniens du Yémen ont affirmé samedi avoir lancé, en riposte à des frappes saoudiennes meurtrières, plusieurs attaques de missiles et de drones contre l’aéroport de Riyad ainsi que des sites militaires et pétroliers dans le royaume.
Le mouvement, qui combat une coalition dirigée par l’Arabie saoudite soutenant le gouvernement yéménite, a notamment visé des installations pétrolières du géant Aramco, a indiqué sur X le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree.
Une source diplomatique syrienne a démenti samedi l’envoi de forces syriennes au Yémen en soutien aux forces gouvernementales qui combattent les combattants pro-iraniens houthis, selon l’agence de presse d’Etat Sana.
« Les informations faisant état de l’envoi de forces militaires syriennes au Yémen sont, à ce stade, totalement infondées », a indiqué cette source sous couvert d’anonymat, après des déclarations à l’AFP en ce sens de responsables yéménites.
Le président syrien Ahmed al-Chareh s’est rendu cette semaine à Riyad et a signé avec le royaume un accord-cadre de coopération « portant principalement sur la formation des forces armées », a rappelé cette source.
Après un blocus naval de plusieurs mois contre l’Iran, l’armée américaine a mis en place une force opérationnelle qui a pour mission de renforcer les initiatives prises par Washington pour restreindre les mouvements de Téhéran concernant les systèmes d’armes de pointe et autres matériels soumis à des sanctions, tant par ses frontières terrestres que par la mer Caspienne.
L’annonce de la création de ce groupe de travail, dont l’existence n’avait pas encore été révélée, sera faite samedi en fin de journée par le Commandement central américain (CENTCOM), selon un communiqué qui a été consulté par Reuters avant sa publication.
Le « Task Force Iron Gate », comme il sera baptisé, sera basé à Tampa, en Floride, et il coordonnera ses actions avec d’autres agences gouvernementales américaines.
Au-delà des mouvements d’armes, le groupe de travail se concentrera également sur les biens à double usage et sur les sources de revenus illégales.
« Le renforcement de la collaboration du CENTCOM avec ses partenaires interagences américains limitera davantage la capacité de l’Iran à financer le terrorisme, à reconstruire des usines d’armement et à réapprovisionner son armée », a noté dans un communiqué l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central des forces armées américaines.
Le Commandement central estime que son blocus naval a empêché l’Iran d’exporter pour plus de 25 milliards de dollars de pétrole brut.
La Syrie va déployer des milliers de soldats en Arabie saoudite et au Yémen, où certains sont déjà sur place, pour soutenir le gouvernement yéménite et son allié saoudien face aux Houthis pro-iraniens, ont indiqué à l’AFP des responsables yéménites.
Dans ce premier déploiement étranger depuis la reprise des hostilités sur ce front, Damas va envoyer 3.000 militaires pour aider le royaume visé par des attaques houthies répétées, ont déclaré certaines de ces sources, d’autres précisant que des centaines de soldats syriens étaient déjà présents de part et d’autre de la frontière entre le Yémen et le royaume, qui a appelé à une aide internationale.
Certains des conseillers du président américain Donald Trump lui ont indiqué, cinq jours avant les élections de mi-mandat de mardi, que s’il devait se décider à relancer des opérations militaires de grande envergure contre l’Iran, il devait le faire avant l’investiture du nouveau Congrès au mois de janvier, a signalé NBC, qui a cité les propos tenus par deux responsables américains.
La prise de contrôle des deux chambres du Congrès par les démocrates lors de ces élections a renforcé cette analyse, selon ces officiels, dans un contexte de colère généralisée des électeurs face à la guerre, et le nouveau Congrès pourrait entraver ces opérations par le biais d’enquêtes, de coupes budgétaires et de mesures législatives.
Un porte-parole du Pentagone a refusé tout commentaire sur cette information, a précisé NBC.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a demandé à la Chine d’utiliser son influence auprès de Téhéran pour mettre un terme définitif à la guerre en Iran, et la Chine a à son tour pris contact avec la république islamique, a affirmé David Ignatius, chroniqueur au Washington Post, qui a cité les propos tenus par un responsable américain bien informé.
Selon Ignatius, Bessent a contacté la Chine avec l’accord du président américain Donald Trump après la défaite cuisante qui a été essuyée par les républicains aux élections de mi-mandat, mardi dernier – une défaite que Trump et le vice-président JD Vance ont ouvertement imputée à l’impact de la guerre en Iran.
Le bilan de frappes saoudiennes samedi dans la région yéménite de Sanaa, contrôlée par les Houthis, est monté à 22 morts, selon deux médias liés aux combattants pro-iraniens, au lendemain d’une attaque meurtrière sur un marché.
« Le nombre de victimes du massacre perpétré par l’aviation de l’ennemi saoudien (…) est monté à 22 personnes, dont des femmes et des enfants, et celui des blessés à 30 », a rapporté l’agence Saba, un bilan avancé aussi par la chaîne Almasirah. Saba avait dans un premier temps recensé 11 morts et 20 blessés.
La marine iranienne a affirmé qu’un pétrolier a pris feu après avoir heurté une mine navale dans la partie orientale du détroit d’Ormuz, ont annoncé les médias iraniens.
Le ministère de la Santé a recommandé aux Israéliens de ne pas se baigner au large des côtes méditerranéennes, craignant que les pluies d’hier et d’aujourd’hui n’aient entraîné des eaux usées vers la mer.
La police indique avoir rouvert la route 90 qui longe la mer Morte, après l’avoir fermée en raison de craintes d’éventuelles inondations.