Le Conseil d’État valide la suspension de l’enseignant Julien Théry, auteur d’une liste de « 20 génocidaires à boycotter »
L’enseignant contestait la mesure conservatoire prise par son université ; La haute juridiction rejette sa requête, sans que cette décision constitue une sanction disciplinaire définitive
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Le Conseil d’État a confirmé mercredi la légalité de la suspension à titre conservatoire de Julien Théry, un enseignant-chercheur de l’Université Lyon 2 au cœur d’une polémique nationale après plusieurs publications sur les réseaux sociaux.
Saisie par l’intéressé, la plus haute juridiction administrative française a rejeté sa requête. Julien Théry demandait l’annulation de l’arrêté pour excès de pouvoir et accusait l’université d’avoir pris cette décision uniquement pour mettre fin à la polémique.
Le Conseil d’État a estimé que la suspension respectait les dispositions légales ainsi que celles du code de l’éducation. Il considère que Julien Théry « n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté qu’il attaque ».
La suspension à titre conservatoire est donc maintenue. Cette décision confirme la légalité de la mesure prise par l’université, sans constituer en elle-même une sanction disciplinaire définitive.
Le 3 décembre 2025, Julien Théry avait été suspendu à titre conservatoire.
L’affaire avait éclaté lorsque la Licra avait dénoncé la publication par l’enseignant un message qualifiant de « génocidaires à boycotter en toute circonstance» vingt personnalités dont une majorité de personnalités juives, dont le présentateur de télévision Arthur ou les acteurs Charlotte Gainsbourg et Philippe Torreton, assortis de leurs photos.
La veille, ces 20 personnalités avaient publié dans Le Figaro une lettre ouverte à Emmanuel Macron, qui s’apprêtait à reconnaître au nom de la France l’Etat palestinien, pour lui demander d’exiger d’abord la libération de tous les otages retenus à Gaza et le démantèlement des terroristes palestiniens du Hamas.
Par la suite, le syndicat étudiant UNI avait également retrouvé un montage publié par le professeur, qui reprenait des représentations antisémites. Dans sa décision, le Conseil d’État qualifie ce montage de « manifestement antisémite« .
Les demandes financières formulées par le professeur ont également été rejetées.
Cette décision confirme la légalité de la mesure conservatoire prise par l’université, sans constituer en elle-même une sanction disciplinaire définitive.
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