Damas accuse le Hezbollah d’une tentative de sabotage d’une raffinerie syrienne
La Syrie fait état, depuis septembre, d'attaques non revendiquées contre des gazoducs et des oléoducs dans différentes régions du pays
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Les autorités syriennes ont annoncé mardi avoir arrêté deux personnes liées au Hezbollah qui planifiaient une opération de sabotage d’une importante raffinerie, le groupe terroriste chiite libanais pro-République islamique ayant déjà démenti des accusations similaires par le passé.
Damas fait état, depuis septembre, d’attaques non revendiquées contre des gazoducs et des oléoducs dans différentes régions du pays.
Les renseignements et les forces de sécurité intérieure « ont déjoué un projet terroriste d’une cellule affiliée à la milice du Hezbollah qui visait la raffinerie de Homs », dans le centre du pays, selon un communiqué des forces de sécurité.
Ils ont arrêté « les membres de la cellule, et saisi des charges explosives […] qui devaient être utilisées dans l’attaque contre la raffinerie », a ajouté le texte.
La même source a ensuite précisé que les personnes arrêtées étaient au nombre de deux.
La raffinerie de Homs est la seule fonctionnelle dans le pays, celle de Banias, sur la côte, faisant actuellement l’objet d’opérations de maintenance après des années de guerre.
Les nouvelles autorités syriennes ont déjà annoncé, depuis la chute du dictateur Bachar al-Assad en décembre 2024, avoir démantelé des cellules liées au Hezbollah et saisi des armes, des allégations à chaque fois rejetées par le groupe terroriste chiite libanais.
Le Hezbollah était l’allié du dictateur déchu et le soutenait sur le plan militaire. La coalition islamiste désormais au pouvoir en Syrie est hostile au Hezbollah et à l’Iran, son parrain.
Dimanche, l’agence de presse Sana avait indiqué, sans plus de détails et en citant une source des renseignements syriens, « la mise en échec d’un plan terroriste d’attaquer la raffinerie de Homs ».
Le 7 octobre, les autorités syriennes avaient affirmé qu’un « acte de sabotage » avait endommagé un oléoduc dans le nord-est du pays.
Le 1er octobre, une autre explosion survenue sur un gazoduc près de Damas avait mis hors service trois centrales électriques. Une explosion sur un gazoduc dans l’est s’était produite deux jours plus tôt.
Malgré les accusations de Damas, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait dit en août être ouvert à une rencontre avec les nouveaux dirigeants syriens, après que le président syrien Ahmed al-Sharaa avait évoqué une telle possibilité.
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