Les salariés d’Arkia protestent contre des mesures menaçant leurs droits, selon eux
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Les salariés d’Arkia Israel Airlines manifestent à Tel Aviv pour protester contre les mesures prises par les actionnaires majoritaires de la compagnie en vue d’une vente prévue. Selon eux, ces mesures risqueraient de porter atteinte aux droits des salariés et à la protection de l’emploi.
On estime à 300 le nombre d’employés d’Arkia rassemblés devant les bureaux de la compagnie aérienne à Tel Aviv. Ils menacent de s’opposer à toute mesure de réduction des coûts, à tout plan social ou à toute dilution de la participation des salariés mise en œuvre sans leur concertation ni leur consentement.
Au cours de l’année écoulée, les frères Nakash, actionnaires majoritaires d’Arkia, ont cherché un acquéreur pour leur participation de plus de 70 % dans la compagnie aérienne israélienne. Les salariés d’Arkia détiennent 22,1 % du capital par l’intermédiaire de la TUT (Aviation & Tourism Workers Corporation Ltd.), une holding qui leur confère un droit de préemption sur les transactions importantes.
« Ils veulent tout simplement nous priver de notre capacité à contrôler le sort des salariés, et nous ne les laisserons pas faire », s’est exclamé un salarié d’Arkia lors de la manifestation.
Cette manifestation fait suite à l’annonce, lors d’une réunion du conseil d’administration dimanche, de l’intention des frères Nakash d’injecter de nouveaux fonds dans Arkia par le biais d’une augmentation de capital et d’une émission d’actions. Cette mesure diluerait la participation des salariés au sein de la compagnie aérienne. Ce besoin de capitaux frais intervient alors qu’Arkia devrait enregistrer des pertes de plus de 30 millions de dollars en 2026, selon un article du quotidien financier Calcalist.
Dans une lettre envoyée cette semaine aux actionnaires majoritaires d’Arkia et au PDG de la compagnie, Oz Berlowitz, le Syndicat des travailleurs des transports et des ports maritimes a dénoncé le fait que ces mesures étaient envisagées sans consultation des salariés. Le syndicat a averti que les salariés n’accepteraient aucune atteinte à leurs droits, à leur sécurité d’emploi ou à leur statut au sein de l’entreprise, et a menacé de nouvelles actions.
la Communauté du Times of Israël !






