Gaza : des employés de l’UNRWA manifestent contre de possibles suppressions de postes
"Non aux suppressions d'emplois" et "Non à la réduction des services aux réfugiés", pouvait-on lire sur leurs pancartes
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Des dizaines d’employés de l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) ont manifesté lundi dans le camp de Nusseirat, dans la bande de Gaza, pour dénoncer les suppressions de postes envisagées par l’organisme, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Accompagnés d’habitants, ces employés ont défilé jusqu’à une école de l’agence dans le camp de réfugiés situé au centre de l’enclave. « Non aux suppressions d’emplois » et « Non à la réduction des services aux réfugiés », pouvait-on lire sur leurs pancartes.
Fondée en 1949, l’UNRWA est censée venir en aide à quelque 5,9 millions de réfugiés palestiniens, dans les Territoires palestiniens ainsi qu’en Syrie, au Liban et en Jordanie.
À Gaza, l’UNRWA soutient 1,5 million de personnes, sur les 2,1 millions d’habitants que compte l’enclave.
Pilier des services de santé, de l’éducation et de l’aide humanitaire, elle s’appuie notamment sur 10 500 employés dans ce territoire.
Mais « l’agence connaît depuis quelque temps déjà des difficultés financières et opérationnelles sans précédent, et des décisions difficiles pourraient s’avérer nécessaires dans un avenir proche », a averti auprès de l’AFP son porte-parole, Jonathan Fowler, précisant qu’aucune décision ne pouvait encore être détaillée.
En septembre, le directeur de l’UNRWA , Christian Saunders, avait déjà tiré la sonnette d’alarme : faute de combler un déficit de 100 millions de dollars sous deux mois, l’UNRWA risquait de devoir réduire ses services aux réfugiés.
« Cette marche [vise] à affirmer clairement que nous nous opposons au licenciement de tout employé, car licencier des employés revient à mettre fin aux services destinés aux réfugiés et à une baisse de la qualité de ces services », a soutenu lors de la manifestation Mustafa al-Ghour, responsable du syndicat du personnel.
Israël accuse depuis longtemps cette agence onusienne d’employer des terroristes du Hamas, affirmant que certains ont même participé au pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.
Plusieurs enquêtes internationales ont mis en évidence des « problèmes liés à la neutralité » au sein de l’organisme, mais ont souligné qu’Israël n’avait pas fourni de preuves étayant ses accusations.
Au mois de février 2024, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, avait affirmé que sur les 13 000 employés de l’UNRWA, au moins 12 % appartenaient au Hamas ou au Jihad islamique palestinien, un autre groupe terroriste, avec 1 468 salariés qui étaient des membres actifs des deux organisations. Parmi ces membres actifs, 185 se battaient ainsi dans l’aile armée du Hamas et 51 dans celle du Jihad islamique palestinien, avait-il déclaré.
Gallant avait aussi affirmé qu’au moins douze salariés de l’UNRWA avaient directement pris part au massacre du 7 octobre et qu’au moins trente avaient apporté leur aide, notamment lors des prises d’otages ou lors des pillages qui avaient eu lieu dans les communautés qui avaient été prises d’assaut par les terroristes. L’armée, qui a lancé une offensive contre le Hamas après le 7-Octobre, a aussi découvert des tunnels qui avaient été creusés sous des bâtiments appartenant à l’UNRWA à Gaza, et elle a trouvé des preuves attestant du fait que des terroristes se réfugient dans les structures de l’agence. Un centre de données du Hamas a aussi été localisé sous le siège de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, à Gaza City.
De nombreuses informations et autres signalements ont fait état d’un enseignement continu de la haine antisémite et de la glorification du terrorisme dans les établissements scolaires placés sous la tutelle de l’agence.
À LIRE : La Défense révèle l’identité des 12 employés de l’UNRWA qui ont participé aux attaques
Une loi mettant fin à toute relation entre l’État d’Israël et l’agence et lui interdisant toute activité sur le territoire israélien est entrée en vigueur en janvier 2025.
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