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La Défense révèle l’identité des 12 employés de l’UNRWA qui ont participé aux attaques

Selon le ministre de la Défense Yoav Gallant, sur les 13 000 employés de l'UNRWA à Gaza, au moins 12 % sont affiliés au Hamas et au Jihad islamique palestinien

Quatre des douze employés de l'UNRWA accusés par Israël d’avoir participé aux massacres du 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)
Quatre des douze employés de l'UNRWA accusés par Israël d’avoir participé aux massacres du 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a révélé publiquement vendredi l’identité de douze employés de l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui, selon lui, ont « participé activement » à l’attaque du 7 octobre menée par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Le mois dernier, Israël avait accusé ces douze employés de l’agence onusienne d’avoir participé à l’attaque du 7 octobre, lorsque quelque 3 000 terroristes du Hamas ont fait irruption en Israël par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant près de 1 200 personnes et prenant 253 otages de tous âges – pour la plupart des civils – sous le couvert d’un déluge de milliers de roquettes tirées sur les villes et villages israéliens.

Parmi le personnel qui a participé aux attaques figurent des enseignants travaillant dans les écoles de l’UNRWA.

« En plus de ces douze travailleurs, nous avons des indications significatives basées sur les renseignements, que plus de trente travailleurs de l’UNRWA ont participé au massacre, ont facilité la prise d’otages, ont pillé et volé les communautés israéliennes, et plus encore », a déclaré Gallant lors d’un briefing avec la presse étrangère.

Les douze membres du personnel de l’UNRWA accusés d’avoir participé aux attaques terroristes du 7 octobre 2023. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Gallant a ajouté que l’UNRWA avait « perdu sa légitimité et ne pouvait plus fonctionner comme un organisme des Nations unies ». Il a donc demandé à l’armée israélienne et à l’establishment de la Défense de transférer la responsabilité de l’acheminement de l’aide dans la bande de Gaza à d’autres organisations humanitaires.

Selon Gallant, sur les 13 000 employés de l’UNRWA à Gaza, au moins 12 % sont affiliés aux groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien.

« On sait que 1 468 employés sont actifs au sein du Hamas et du Jihad islamique palestinien. 185 employés de l’UNRWA sont actifs dans les branches armées du Hamas et 51 sont actifs dans la branche armée du Jihad islamique palestinien », a-t-il précisé.

Le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) du ministère de la Défense avait vivement critiqué les Nations unies, mardi, qui échouent à mener correctement leurs opérations en matière d’acheminement d’aide humanitaire à la population dans la bande de Gaza.

Quatre des douze employés de l’UNRWA accusés par Israël d’avoir participé aux massacres du 7 octobre. (Crédit : Autorisation)

Depuis le début de la guerre, les groupes humanitaires déclarent ne pas recevoir suffisamment de vivres et autres équipements pour répondre aux besoins de Gazaouis, dans l’enclave déchirée par la guerre.

Israël accuse les acteurs humanitaires de ne pas se mobiliser suffisamment pour distribuer les aides depuis le début de la guerre. Les critiques ont particulièrement mis en cause le Comité international de la Croix Rouge (CICR), qui est accusé de ne pas être allé rendre visite aux otages détenus par le Hamas et de ne pas leur avoir fourni l’assistance appropriée.

Depuis que ces allégations ont été rendues publiques fin janvier, l’UNRWA a vu un grand nombre de ses principaux pays donateurs annoncer le gel de ses financements.

Tsahal a récemment découvert un centre de données du Hamas sous le siège de l’UNRWA à Gaza, alors que l’organisation fait l’objet d’une surveillance accrue.

Quatre des douze employés de l’UNRWA accusés par Israël d’avoir participé aux massacres du 7 octobre. (Crédit : Autorisation)

Outre les nombreuses allégations de sa collusion avec le Hamas, Israël accuse également depuis très longtemps l’UNRWA de perpétuer le conflit israélo-palestinien en étendant le statut de réfugié à des millions de descendants de Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs maisons dans l’Israël actuel au moment de la création de l’État juif en 1948, au lieu de le limiter aux seuls réfugiés d’origine, comme c’est la norme pour les autres réfugiés dans le monde.

Un projet de loi interdisant à l’UNRWA d’intervenir sur des terres appartenant à l’État israélien a été adopté en première lecture à la Knesset par 33 voix contre 10, ce mercredi.

« L’UNRWA sert de levier à l’incitation à la haine d’Israël et des Juifs, qui est inculquée aux plus jeunes. Dans les écoles que l’organisation gère à Jérusalem, on enseigne des contenus antisémites et les manuels scolaires font l’apologie des terroristes qui ont assassiné des femmes et des enfants », peut-on lire dans une note explicative du projet de loi, présenté par le député Boaz Bismuth (Likud).

« Le rôle de l’UNRWA se limite à s’occuper des réfugiés palestiniens, ce qui signifie qu’elle n’a rien à faire en territoire israélien », poursuit la note, ajoutant que « les structures de l’UNRWA sont un terreau fertile pour des actions hostiles et des incitations à la haine envers l’État d’Israël ».

Lazar Berman, Emanuel Fabian et Jacob Magid ont contribué à cet article.

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