Israël affirme que 170 journalistes tués à Gaza étaient des terroristes
L'armée israélienne a publié une base de données accusant ces collaborateurs de médias étrangers d'appartenir au Hamas ou au Jihad islamique, preuves à l'appui
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Jeudi, l’armée israélienne a annoncé avoir la preuve que 170 Palestiniens de la bande de Gaza, présentés comme des journalistes au moment de leur mort, appartenaient en réalité à des organisations terroristes.
« Suite à des recherches approfondies, Tsahal révèle aujourd’hui que 170 Gazaouis tués pendant la guerre, présentés comme des journalistes et autres membres des médias, étaient en réalité des terroristes travaillant pour des organisations terroristes de l’enclave, au premier rang desquelles le Hamas et le Jihad islamique palestinien », explique l’armée.
Selon cette dernière, 118 de ces journalistes étaient actifs au sein de la branche armée du Hamas, 49 opéraient dans le Jihad islamique, deux étaient membres des Comités de résistance populaire et l’un d’entre eux appartenait aux Brigades des moudjahidines.
Dix-sept des personnes figurant sur la liste se sont introduites en territoire israélien le jour du pogrom du 7 octobre 2023, ajoute l’armée.
Certains des journalistes apparaissant sur la liste de Tsahal travaillaient également pour des médias internationaux, notamment Reuters, CNN, BBC, AFP, AP, Le Monde, ABC Australia et bien d’autres.
Les 170 noms ont été publiés par Tsahal sur un site Internet dédié. Chaque fiche reprend le nom et le rôle du journaliste/opérateur terroriste, ainsi que ses numéros d’identification civils et militaires.
L’armée a déclaré publier « des preuves vérifiées, y compris des matériels visuels et des documents produits par les organisations terroristes, dont certains ont été découverts sur place, indiquant l’affiliation organisationnelle de ces terroristes et les rôles qu’ils occupaient au sein de ces organisations terroristes ».
Tsahal rappelle que pendant la guerre, des médias internationaux « ont accusé à plusieurs reprises Israël et Tsahal, sans preuves, de s’en prendre délibérément aux journalistes ».
« Et ce, alors même que, dans certains cas, les organisations terroristes elles-mêmes avaient indiqué que ces individus faisaient partie de leurs rangs et certains d’entre eux avaient revendiqué leur appartenance », poursuit Tsahal.
« Les informations qui sont révélées aujourd’hui prouvent l’écart qu’il y a entre l’histoire qui a été racontée à la communauté internationale et la réalité de terrain, et attestent avec force persuasive que Tsahal ne s’en prend pas sciemment ou de manière organisée aux journalistes, mais bien aux organisations terroristes et à leurs membres, en conformité avec le droit international », ajoute l’armée, quelques heures après avoir annoncé l’élimination d’un membre du Hamas qui se faisait passer pour un journaliste.
Le Comité pour la protection des journalistes a retiré certains noms de sa liste des journalistes tués pendant la guerre, après qu’il a été révélé qu’il s’agissait de terroristes.
Une enquête du Times of Israel publiée en juin dernier a identifié plusieurs membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien jusque là présentés comme des journalistes tués.
Selon une autre étude, du Centre d’information sur le renseignement et le terrorisme Meir Amit, publiée en 2025, la majorité des journalistes de Gaza tués depuis le début de la guerre étaient membres ou proches d’organisations terroristes.
la Communauté du Times of Israël !







