Fin du jumelage entre Grenoble et Rehovot : heurts entre élus LFI et la police en mairie
Les élus LFI, qui siègent dans l'opposition, réclament de longue date la rupture de ce jumelage
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Des heurts se sont produits mardi entre des élus LFI et des policiers en marge d’un conseil municipal à Grenoble, se soldant par des dépôts de plaintes, selon des sources concordantes.
Les élus LFI, qui siègent dans l’opposition, réclament de longue date la rupture d’un jumelage ancien entre Grenoble et la ville israélienne de Rehovot, qui selon la municipalité est suspendu de fait depuis plusieurs années.
Ces élus ont tenté mardi d’entrer dans la salle où devait se dérouler le conseil municipal en brandissant des pancartes sur ce thème, et d' »utiliser la salle du Conseil comme un espace de manifestation et de revendication », ce qui est « proscrit par le règlement intérieur », a indiqué la mairie dans un communiqué.
S’en est suivie « une tentative de forcer l’accès, au cours de laquelle des agent-es municipaux dépositaires de l’autorité publique ont été victimes de violences et d’insultes commises par des élu-es », souligne la municipalité qui dit « condamne(r) les violences dont ses agent-es ont été victimes ». Cinq dépôts de plainte ont été effectués par ces derniers.
Allan Brunon, chef de file des Insoumis au conseil municipal qui avait évoqué en juillet dernier auprès du Monde sa « fierté » d’avoir interrompu au bout de vingt minutes la prestation de l’artiste juive de 45 ans, figure LGBTQ+, Barbara Butch, a assuré de son côté qu’une de ses collaboratrices avait été victime d’un « traumatisme » au poignet lors de l’incident et que le groupe allait également déposer plainte pour violences.
Le groupe d’opposition de droite, mené par Clément Chappet, a pour sa part appelé à « la démission de (la maire de gauche) Laurence Ruffin », rappelant que les Insoumis avaient été élus sur sa liste au nom d’une « fusion technique » conclue entre les deux tours.
« Avec eux, elle a fait entrer dans ce conseil le bruit et le fracas », a-t-il accusé.
Alors que le conseil municipal de Grenoble venait de débuter, les élus La France Insoumise menés notamment par Allan Brunon ont voulu pénétrer avec des pancartes « Palestine Ruffin censure ».
Un accès de colère en lien avec le jumelage de Grenoble avec la ville israélienne de… pic.twitter.com/jU0DJ3GdiY
— Le Dauphiné Libéré Grenoble Sud Isère (@LeDL_Grenoble) September 29, 2026
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