La Syrie affirme avoir démantelé une cellule liée au Hezbollah qui préparait des lance-roquettes
Le groupe terroriste nie tout lien avec les membres arrêtés, affirmant qu'il n'a ni présence ni activité militaire en Syrie ; il accuse Israël de chercher à perturber les relations entre le Liban et la Syrie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le Hezbollah libanais a démenti mercredi tout lien avec une cellule accusée de planifier des attaques et démantelée par les autorités syriennes dans le sud du pays, près du plateau du Golan.
Damas avait déjà procédé à des arrestations et saisies d’armes en mettant en cause le groupe terroriste chiite pro-iranien, des allégations rejetées par le Hezbollah.
Mardi, les forces de sécurité syriennes ont indiqué avoir déjoué, avec les services de renseignement, « un projet de sabotage » dans la région de Deraa et « arrêté une cellule affiliée au Hezbollah composée de trois individus ».
Dans un communiqué, le Hezbollah « dément catégoriquement toute relation ou connexion avec cette cellule présumée », et assure qu’il n’a « aucune présence sur le territoire syrien ni aucune implication dans des activités sécuritaires ou militaires » dans le pays.
La région du bassin du Yarmouk, où la cellule a été démantelée, borde le plateau du Golan syrien annexé par Israël ainsi que la Jordanie. L’armée israélienne y mène régulièrement des incursions et des bombardements.
Selon le communiqué des forces de sécurité syriennes, la cellule tentait de « préparer des plateformes de lancement de roquettes en vue de mener des attaques », sans en préciser les cibles.
Le groupe terroriste pro-iranien a dénoncé « les tentatives visant à impliquer le Hezbollah afin d’attiser les tensions et de semer la discorde entre le Liban et la Syrie (..) », estimant que le bénéficiaire en est « l’ennemi israélien ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde mardi contre de possibles attaques de ses « ennemis » avant les élections législatives du 27 octobre.
Le Hezbollah était l’allié du pouvoir déchu de Bachar al-Assad et le soutenait sur le plan militaire. La coalition islamiste qui a renversé l’ancien président syrien en décembre 2024 est hostile au Hezbollah et à l’Iran, son parrain.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a cependant dit en août être ouvert à une rencontre avec les nouveaux dirigeants syriens, après que le président syrien Ahmad al-Chareh a évoqué une telle possibilité.
la Communauté du Times of Israël !







