Nahariya : un lieu de prière pour les maronites proches de l’armée vandalisé
Une salle de prière maronite a été vandalisée par un inconnu qui a laissé un message d'excuses, ce qui a suscité l'indignation et des appels au calme
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La salle de prière catholique maronite de Nahariya a été vandalisée la nuit dernière par un inconnu qui a par ailleurs laissé un mot d’excuses.
Les membres de cette communauté forte de 1 200 membres, composée d’anciens membres de l’Armée du Sud Liban et de leurs proches, sont arrivés à la salle de prière de Saints-Pierre-et-Paul, dimanche soir à 17 h 45, a expliqué au Times of Israel le responsable de la communauté, le père Rudy Noura.
L’Armée du Sud Liban est une force à majorité chrétienne qui a combattu le Hezbollah aux côtés de l’armée israélienne du temps où Israël occupait une zone de sécurité dans le sud-Liban, entre 1985 et 2000. Des milliers de ses membres ont trouvé refuge en Israël au moment du retrait des militaires israéliens du Liban.
Des icônes, dont une représentant Jésus sur la croix, ont été lacérées et des statues, brisées.
« Nous considérons cela comme une attaque grave et inacceptable, non seulement contre les biens de l’Église, mais surtout contre la sacralité d’un lieu dédié au culte et contre le droit des fidèles à pratiquer leur religion librement, en sécurité et dans la dignité », a déclaré l’archéparchie maronite de Haïfa par voie de communiqué.
« Les lieux de culte, quelle que soit leur confession ou leur religion, doivent être préservés et protégés des violences, vandalismes et profanations. »
« La sacralité des maisons de Dieu ne saurait faire l’objet de compromis ou de négociations, et la liberté de culte est un droit sacré qui doit être respecté et protégé pour tous, sans aucune exception », a ajouté l’Église.
Etonnamment, le vandale a laissé un mot d’excuses sur l’autel. « À une communauté très précieuse », a écrit l’auteur en anglais. « Je suis tellement désolé. Je ne sais pas ce qui m’a pris de faire cela. »
« S’il vous plaît, pardonnez-moi », a conclu l’assaillant, en ajoutant un cœur et une croix.
Le père Noura dit être arrivé à 18 h 10 et avoir constaté le saccage.
« Je me suis dit : cette personne, il faut que je lui pardonne, que je l’aime et même que je le prenne dans mes bras. »
« Tout se répare », poursuit le prêtre. « C’est quelqu’un qui a besoin d’amour. Quelqu’un qui est en colère parce qu’il s’est passé quelque chose dans sa vie. »
« Dieu a organisé cela pour que nous soyons un instrument permettant à cette personne de retrouver la joie dans sa vie », poursuit le père Noura avant d’ajouter que la municipalité de Nahariya, la police et le ministère des Affaires étrangères ont immédiatement pris contact et offert de l’aide à la communauté.
« Le vandalisme de ce lieu de prière chrétien à Nahariya est honteux. C’est d’autant plus douloureux qu’il appartient à une communauté de chrétiens libanais qui se sont battus aux côtés d’Israël et ont trouvé un foyer ici », a déclaré au Times of Israel l’ambassadeur George Deek, envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères auprès du monde chrétien.
« Je me suis entretenu avec le père Rudy Noura, chef de la communauté, pour lui faire part de ma solidarité et lui offrir l’aide nécessaire », a-t-il souligné.
« Les responsables doivent être identifiés et traduits en justice », a poursuivi Deek.
« Il ne saurait y avoir de tolérance pour les attaques de lieux de culte, où que ce soit et contre n’importe qui. »
« Toute attaque contre un lieu de culte, quelle que soit la foi, est une attaque contre la liberté et la dignité, que nous nous devons de protéger. »
la Communauté du Times of Israël !







