Les prix de la farine et des œufs montent, alors que les Israéliens sont déjà à court d’argent
Le prix des œufs en hausse de 2,1 % dimanche et celui de la farine jusqu’à 14 % ; le pain, les pâtes et d’autres produits de base devraient suivre, un nouveau coup dur aux ménages déjà malmenés par la crise du coût de la vie
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

À compter de dimanche, la hausse du prix des œufs commencera à peser sur le budget des Israéliens, déjà confrontés à des difficultés économiques en raison du coût élevé de la vie.
Le prix des œufs, réglementé par l’État, devrait augmenter de 2,1 % à effet du 1er novembre, a annoncé la semaine dernière le ministère de l’Agriculture. Une boîte de 12 œufs coûtera entre 27 et 33 agorot supplémentaires, selon la taille.
Une douzaine d’œufs moyens coûtera ainsi 13,40 shekels, contre 13,13 shekels actuellement ; une boîte d’œufs de grande dimension sera vendue à 14,54 shekels, contre 14,24 shekels auparavant. Le prix d’une douzaine d’œufs extra-larges passera à 15,81 shekels, contre 15,48 shekels auparavant.
Selon le ministère de l’Agriculture, cette hausse s’explique par l’augmentation des coûts tout au long de la chaîne d’approvisionnement en œufs, depuis les éleveurs et les producteurs jusqu’aux distributeurs et aux détaillants – des hausses qui sont répercutées sur les consommateurs. Le ministère a également évoqué l’augmentation des coûts liés à l’alimentation des poules pondeuses, des salaires, de l’énergie et des emballages.
Ce dernier ajustement des prix en date intervient après une hausse de 1 % en novembre 2025 et une augmentation de 16 % en 2023.
Si cette dernière hausse des prix peut sembler modeste, elle va néanmoins à l’encontre des tendances mondiales. Aux États-Unis, le prix moyen d’une douzaine d’œufs a baissé au cours des 12 derniers mois pour s’établir à près de 2,27 dollars.
Les éleveurs israéliens produisent quelque 2,2 milliards d’œufs par an, principalement en Galilée et sur le plateau du Golan. Les Israéliens consomment en moyenne 240 œufs par an, soit 20 par mois, d’après le ministère de l’Agriculture. Le secteur fonctionne selon un système de quotas gouvernementaux visant à réglementer la production, assorti de restrictions à l’importation qui limitent l’offre étrangère.
Malgré ce système de contrôle des prix, le marché israélien des œufs a toujours affiché des tarifs nettement plus élevés que dans d’autres pays. En 2022, un rapport du Contrôleur général de l’État a révélé que ces prix étaient supérieurs de 41 % à la moyenne de l’OCDE et de 72 % à ceux pratiqués aux États-Unis.
Cette hausse du coût des œufs devrait coïncider avec une augmentation imminente et plus marquée du prix de la farine, qui devrait grimper de 11 % à 14 % début novembre, a rapporté un article du site d’information financière Calcalist.
Les fournisseurs de farine ont informé leurs clients de ces hausses de prix prévues, invoquant d’une part la forte augmentation des cours mondiaux du blé consécutive à la fermeture des ports de la mer Noire aux expéditions de blé dans un contexte d’escalade de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, et d’autre part la hausse des coûts de transport.
Les œufs et la farine sont des ingrédients essentiels dans de très nombreux produits alimentaires. Les fabricants et les détaillants, notamment les restaurants et les boulangeries, pourraient donc répercuter ces coûts plus élevés sur les tarifs du pain, des produits de boulangerie et d’autres aliments de base, parmi lesquels les pâtes, le couscous israélien et les crackers.
Ces hausses de prix surviennent dans un contexte où les consommateurs israéliens continuent de faire face à un coût de la vie élevé et à des prix alimentaires exorbitants, supérieurs aux niveaux observés dans certains des pays les plus riches d’Europe.
Une étude récente menée par l’université de Tel Aviv a révélé que les chaînes de supermarchés avaient augmenté les prix des denrées alimentaires près de cinq fois plus vite au cours des quatre dernières années que pendant la période de quatre ans précédente.
Ces hausses ont fait grimper la facture des ménages de plusieurs centaines de shekels pour un panier de produits courants, contre seulement quelques shekels supplémentaires au cours des quatre années précédentes.
Si la hausse de la TVA, des autres taxes et des prix contrôlés par l’État ont contribué à la vague d’augmentations enregistrée à partir de 2023, les chercheurs ont suggéré que les chaînes de distribution avaient profité du fait que l’attention du gouvernement et de l’opinion publique était détournée vers d’autres sujets pour relever leurs prix. Cette année-là, Israël est entré en guerre suite au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas, le 7 octobre 2023.
Face aux critiques persistantes à l’encontre des gouvernements successifs pour leur incapacité à résoudre la crise du coût de la vie, le contrôleur général de l’État, Matanyahu Englman, a exhorté à plusieurs reprises les députés à prendre des mesures plus énergiques, tout en reprochant au gouvernement sortant d’avoir négligé cette question pendant la guerre.
la Communauté du Times of Israël !







