Liban : Aoun indique que des points clés restent irrésolus avec Israël
Le président libanais réclame un cessez-le-feu et le retrait de l'armée israélienne, tandis que l'Allemagne alerte sur les risques d'un vide sécuritaire au Sud
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Jeudi, le président libanais Joseph Aoun a fait état de l’absence de progrès sur des questions clés lors des discussions avec Israël — à savoir un cessez-le-feu, le retrait de l’armée israélienne, la démarcation de la frontière au Sud-Liban et la libération des prisonniers —, une semaine après la dernière session de pourparlers qui s’est déroulée sous médiation américaine.
C’est lors de sa rencontre avec la ministre allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan, qu’Aoun a appelé à la fin des frappes israéliennes au Liban, expliquant qu’elles compromettaient la stabilité, selon la déclaration en langue arabe qui a été diffusée par la présidence.
La semaine passée, une délégation militaire libanaise a présenté les exigences de Beyrouth pour mettre fin aux opérations militaires israéliennes au Liban à l’occasion d’une réunion de travail trilatérale avec des représentants israéliens et américains à Tampa, en Floride.
Le 26 juin dernier, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre soutenu par les États-Unis conditionnant le retrait progressif israélien du Sud-Liban au désarmement vérifié du Hezbollah et au démantèlement de ses infrastructures militaires, en plus d’un déploiement des Forces armées libanaises.
Les discussions de Tampa, les 20 et 21 octobre derniers, visaient à faire progresser cet accord-cadre.
Avant la réunion, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël voulait que l’armée libanaise prouve sa capacité à éliminer les menaces du Hezbollah dans les deux zones pilotes qu’elle contrôle, ajoutant qu’Israël agirait lui-même si l’armée libanaise n’y parvenait pas.
Selon Israël, ses frappes au Liban visent des membres du Hezbollah et d’autres organisations terroristes ou sont des ripostes à des tirs du Hezbollah contre ses soldats. L’armée israélienne maintient une zone tampon dans le sud-Liban.
Selon Aoun, l’État et l’armée libanais sont prêts à répondre à ces questions sécuritaires par le biais de « mécanismes officiels et de canaux de coordination établis », et non par l’action militaire. Il se dit en outre favorable à un soutien européen accru en faveur des Forces armées libanaises.
Des responsables libanais ont déclaré que la poursuite des frappes israéliennes gênait les mesures prises par Beyrouth pour désarmer le Hezbollah : de son côté, Israël estime que l’armée libanaise n’a pas prouvé sa capacité à assumer le rôle sécuritaire envisagé dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.
وزيرة التعاون الاقتصادي والتنمية الاتحادية في ألمانيا Reem Alabali Radovan بعد لقائها رئيس الجمهورية:
– نلمس تقدّمًا في الإصلاحات التي تعمل عليها الحكومة اللبنانية، وسندعم هذا النهج الآن وفي المستقبل.
– المباحثات كانت جيدة، وألمانيا تدعم بناء مؤسسات دولة فعّالة، وتعزيز الشفافية… pic.twitter.com/dduSuEc2of
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) October 29, 2026
Alabali-Radovan a déclaré que Berlin suivait de près l’évolution de la situation dans le Sud-Liban et était en contact avec le gouvernement israélien à ce sujet. Elle a affirmé qu’une paix durable au Liban impliquait le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.
Aoun a également fait part de ses inquiétudes quant à la création d’un vide sécuritaire dans le Sud-Liban à l’expiration – en fin d’année – du mandat de la force de maintien de la paix des Nations Unies, la FINUL, et il a déclaré qu’il saluerait des efforts internationaux pour la conserver.
Alabali-Radovan a indiqué que l’armée libanaise était un pilier essentiel de la stabilité du pays et qu’elle devait, à ce titre, être davantage aidée, soulignant par ailleurs qu’il fallait à tout prix éviter la création d’un vide sécuritaire au moment où se tiennent les discussions sur l’avenir de la FINUL.
Le mandat de la FINUL doit prendre fin décembre 2026 après une cinquantaine d’années de présence au Liban. La force compte près de 7 500 membres issus d’une cinquantaine de pays.
Selon des membres des autorités libanaises, son départ pourrait laisser un vide sécuritaire dans le Sud.
la Communauté du Times of Israël !







