Rechercher

Liban : Aoun indique que des points clés restent irrésolus avec Israël

Le président libanais réclame un cessez-le-feu et le retrait de l'armée israélienne, tandis que l'Allemagne alerte sur les risques d'un vide sécuritaire au Sud

La ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan (à gauche), serre la main du président libanais Joseph Aoun au Liban, le 29 octobre 2026. (Présidence libanaise/X)
La ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan (à gauche), serre la main du président libanais Joseph Aoun au Liban, le 29 octobre 2026. (Présidence libanaise/X)

Jeudi, le président libanais Joseph Aoun a fait état de l’absence de progrès sur des questions clés lors des discussions avec Israël — à savoir un cessez-le-feu, le retrait de l’armée israélienne, la démarcation de la frontière au Sud-Liban et la libération des prisonniers —, une semaine après la dernière session de pourparlers qui s’est déroulée sous médiation américaine.

C’est lors de sa rencontre avec la ministre allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan, qu’Aoun a appelé à la fin des frappes israéliennes au Liban, expliquant qu’elles compromettaient la stabilité, selon la déclaration en langue arabe qui a été diffusée par la présidence.

La semaine passée, une délégation militaire libanaise a présenté les exigences de Beyrouth pour mettre fin aux opérations militaires israéliennes au Liban à l’occasion d’une réunion de travail trilatérale avec des représentants israéliens et américains à Tampa, en Floride.

Le 26 juin dernier, Israël et le Liban ont signé un accord-cadre soutenu par les États-Unis conditionnant le retrait progressif israélien du Sud-Liban au désarmement vérifié du Hezbollah et au démantèlement de ses infrastructures militaires, en plus d’un déploiement des Forces armées libanaises.

Les discussions de Tampa, les 20 et 21 octobre derniers, visaient à faire progresser cet accord-cadre.

Avant la réunion, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël voulait que l’armée libanaise prouve sa capacité à éliminer les menaces du Hezbollah dans les deux zones pilotes qu’elle contrôle, ajoutant qu’Israël agirait lui-même si l’armée libanaise n’y parvenait pas.

Selon Israël, ses frappes au Liban visent des membres du Hezbollah et d’autres organisations terroristes ou sont des ripostes à des tirs du Hezbollah contre ses soldats. L’armée israélienne maintient une zone tampon dans le sud-Liban.

Selon Aoun, l’État et l’armée libanais sont prêts à répondre à ces questions sécuritaires par le biais de « mécanismes officiels et de canaux de coordination établis », et non par l’action militaire. Il se dit en outre favorable à un soutien européen accru en faveur des Forces armées libanaises.

Des responsables libanais ont déclaré que la poursuite des frappes israéliennes gênait les mesures prises par Beyrouth pour désarmer le Hezbollah : de son côté, Israël estime que l’armée libanaise n’a pas prouvé sa capacité à assumer le rôle sécuritaire envisagé dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu soutenu par les États-Unis.

Alabali-Radovan a déclaré que Berlin suivait de près l’évolution de la situation dans le Sud-Liban et était en contact avec le gouvernement israélien à ce sujet. Elle a affirmé qu’une paix durable au Liban impliquait le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Aoun a également fait part de ses inquiétudes quant à la création d’un vide sécuritaire dans le Sud-Liban à l’expiration – en fin d’année – du mandat de la force de maintien de la paix des Nations Unies, la FINUL, et il a déclaré qu’il saluerait des efforts internationaux pour la conserver.

Alabali-Radovan a indiqué que l’armée libanaise était un pilier essentiel de la stabilité du pays et qu’elle devait, à ce titre, être davantage aidée, soulignant par ailleurs qu’il fallait à tout prix éviter la création d’un vide sécuritaire au moment où se tiennent les discussions sur l’avenir de la FINUL.

Des membres du contingent indonésien de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dans le village d’Ibl al-Saqi, situé à la frontière sud du Liban, le 13 octobre 2026. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le mandat de la FINUL doit prendre fin décembre 2026 après une cinquantaine d’années de présence au Liban. La force compte près de 7 500 membres issus d’une cinquantaine de pays.

Selon des membres des autorités libanaises, son départ pourrait laisser un vide sécuritaire dans le Sud.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.