Attentat de Bondi : un homme inculpé pour de fausses demandes d’indemnisation
Un ressortissant indien placé en détention par les services de l'immigration à la suite d'une fraude présumée ; le procès du terroriste de Bondi Beach a été ajourné jusqu'en février
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La police australienne a indiqué mercredi avoir inculpé un homme qui prétendait, à tort, avoir été blessé lors de l’attentat terroriste antisémite survenu à Bondi Beach, à Sydney, en décembre dernier, dans le but d’obtenir une compensation financière.
« Les enquêteurs ont identifié un homme de 46 ans qui aurait fait une fausse déclaration selon laquelle il aurait été blessé lors de la fusillade de Bondi, puis déposé de fausses demandes d’indemnisation », a déclaré la police de Nouvelle-Galles du Sud dans un communiqué.
Les forces de l’ordre ont précisé avoir arrêté cet homme mardi et l’avoir inculpé pour la diffusion d’informations fausses et trompeuses dans le but d’en tirer un avantage.
Il a été remis en liberté sous caution, à condition de comparaître devant le tribunal local de Parramatta, dans l’ouest de Sydney, le 18 novembre.
Report du procès de l’auteur présumé
La police a abattu l’un des deux terroristes armés, Sajid Akram, lors de l’attaque, et a blessé son fils Naveed Akram, aujourd’hui âgé de 25 ans. Les forces de l’ordre affirment que les deux individus ont été inspirés par le groupe terroriste sunnite État islamique (EI).
Le fils a comparu mercredi devant un tribunal de Sydney pour répondre de 78 chefs d’accusation, dont 15 pour meurtre, 43 pour tentative de meurtre et un pour acte de terrorisme. Akram n’a pas encore fait part de sa position quant aux accusations.
La police a indiqué dans un communiqué que le suspect de fraude, qui se serait fait passer pour une victime, « n’aura aucune incidence sur les affaires actuellement devant le tribunal ».
La juge Karen Stafford a donné suite à la demande de la procureure Danielle New visant à ajourner l’affaire jusqu’au 24 février. Les avocats de la défense n’ont pas soulevé d’objection.
New avait indiqué à la Cour que les procureurs avaient besoin de plus de temps pour consulter les victimes et leurs proches avant que les chefs d’accusation puissent être validés.
Cette procédure détermine officiellement quels chefs d’accusation seront renvoyés devant la Cour suprême de l’État de Nouvelle-Galles du Sud en vue d’un procès.
Selon la police, l’homme accusé de fraude aurait tenté de réclamer une indemnisation au titre du dispositif d’indemnisation des victimes
La police n’a pas précisé quel dispositif d’indemnisation des victimes de crimes le suspect avait tenté d’escroquer.
Un programme d’indemnisation conjoint des gouvernements fédéral et de l’État offrait jusqu’à 35 000 dollars australiens (environ 25 000 dollars américains) aux victimes de Bondi blessées par des balles ou des éclats d’obus.
Pour y avoir droit, une victime devait d’abord être reconnue dans le cadre d’un programme du gouvernement de l’État qui offrait jusqu’à 5 000 dollars australiens (3 500 dollars américains) aux victimes.
Le quotidien The Daily Telegraph de Sydney a rapporté que le suspect était un ressortissant indien qui a été emmené par les services de l’immigration du commissariat vers le plus grand centre de rétention du pays et qui pourrait être expulsé.
Le ministère de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué qu’un ressortissant indien avait été placé en détention dans ce commissariat mardi après avoir été inculpé.
Mais le département « ne peut pas commenter des cas individuels pour des raisons de confidentialité », précise le communiqué, refusant de fournir davantage de détails.
Les membres de la communauté juive de Sydney ont été consternés par l’allégation selon laquelle quelqu’un aurait tenté de tirer profit de la tragédie de Bondi.
Alex Ryvchin, co-président de l’Executive Council of Australian Jewry (ECAJ), a qualifié cette fraude présumée de « méprisable ».
« Utiliser les ressources de la police alors que nous avons besoin qu’elle mène des enquêtes et assure notre sécurité près d’un an après les faits, alors que nous sommes toujours confrontés à des défis en matière de sécurité au sein de la communauté et de la société dans son ensemble… c’est quelque chose de méprisable que nous devons tous condamner », a déclaré Ryvchin à la chaîne de télévision Nine Network.
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