Elias d’Imzalène, condamné après un appel à « l’intifada », aperçu avec le maire de Trappes
Le militant s’est fait connaître pour ses prises de position propalestiniennes et ses liens avec des milieux islamistes radicaux
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Elias d’Imzalène, activiste propalestinien condamné en 2024 à cinq mois de prison avec sursis pour provocation publique à la haine, a été aperçu derrière le maire de Trappes, Ali Rabeh, lors d’une déclaration à la presse le 23 octobre, quelques heures après une fusillade meurtrière dans cette ville des Yvelines, a rapporté Europe 1.
La présence du militant, qui n’a pas été expliquée publiquement, a suscité des interrogations. La fusillade, survenue à Trappes et dans la commune voisine de La Verrière, a fait un mort et plusieurs blessés. Le parquet national antiterroriste a été saisi, les enquêteurs examinant notamment la piste d’un acte à caractère raciste.
Elias d’Imzalène, de son vrai nom El Yess Zarelli, est le fondateur du média en ligne « Islam et Info ». Il s’est fait connaître pour ses prises de position propalestiniennes et ses liens avec des milieux islamistes radicaux. Il est également présenté par la presse française comme fiché S, une catégorie administrative de surveillance par les services de renseignement.
Le 8 septembre 2024, lors d’une manifestation propalestinienne à Paris, il avait lancé : « Est-ce qu’on est prêt à mener l’intifada à Paris ? Dans la banlieue, dans nos quartiers ? » Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné en décembre de la même année à cinq mois de prison avec sursis pour provocation publique à la haine ou à la violence. Il avait défendu à l’audience une interprétation pacifique de son appel à l’intifada.
En janvier 2026, les autorités françaises avaient de nouveau ordonné le gel de ses avoirs pour six mois, une mesure administrative déjà appliquée l’année précédente.
Le militant a appelé à un rassemblement samedi 31 octobre. Lors d’une prise de parole le 26 octobre à la Bourse du travail, à Paris, il a déclaré vouloir défendre « nos sœurs, nos frères dans les quartiers », annonçant une mobilisation placée sous le signe de la « fierté des musulmans, des noirs ».
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