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La diplomatie française gardera son « cap », quel que soit le résultat des élections en Israël

Jean-Noël Barrot, réaffirme son soutien à la sécurité d’Israël et à une solution à deux États vivant côte à côte dans la paix, reconnus et respectés dans leurs droits

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, répondant aux questions des journalistes de l'AFP au Quai d'Orsay, à Paris, le 24 mars 2026. (Crédit : : Thomas Samson/AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, répondant aux questions des journalistes de l'AFP au Quai d'Orsay, à Paris, le 24 mars 2026. (Crédit : : Thomas Samson/AFP)

Quel que soit le résultat des élections en Israël, la diplomatie française gardera son « cap » et continuera de promouvoir une solution à deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte « en paix », a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères.

« Notre cap ne variera pas », a affirmé Jean-Noël Barrot sur France 2, que la coalition du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu l’emporte ou que la victoire revienne au bloc de l’opposition.

La France et Israël entretiennent des relations pour le moins houleuses, en particulier depuis que le président Emmanuel Macron a reconnu, il y a un an, un État de Palestine.

Tout récemment, il a annoncé qu’il allait cesser le commerce avec les implantations de Cisjordanie.

Le ministre français s’est néanmoins refusé à dire que la relation serait plus apaisée avec le bloc d’opposition.

« Notre cap est très clair et notre position est inchangée », a martelé Barrot : « C’est-à-dire que ce que nous souhaitons, c’est la sécurité pour Israël, mais c’est aussi la perspective de deux États vivant côte à côte, reconnus et respectés dans leur droit, en paix. »

Alors qu’aucune majorité gouvernementale ne se dessinait mercredi matin après le dépouillement de la moitié des suffrages exprimés, Barrot a observé que le taux de participation record (77,7 %) montrait que « le peuple israélien avait quelque chose à dire ».

« Il faut attendre la fin du dépouillement », a-t-il poursuivi.

« Il faut laisser les choses se faire. Il faut prendre les gouvernements que les peuples vous donnent. C’est ainsi que nous procédons, c’est ainsi que nous travaillons et c’est ainsi que nous allons le faire », a-t-il également commenté.

Il a enfin relevé « le score historique des partis arabes ». « Cela va sans doute peser sur les choix du futur gouvernement, car il y aura une nouvelle force au Parlement, ou, en tout cas, une force plus importante », a-t-il nuancé.

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