Israël en guerre - Jour 148

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Les effets de la guerre affectent le coût de la vie, Englman exhorte les élus à agir

Les prix en Israël sont en moyenne supérieurs de 27 % à ceux des pays de l'OCDE, dû au manque de concurrence et à l'inefficacité opérationnelle des ports

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Des Israéliens protestent contre la flambée des prix des logements à Tel Aviv et du coût de la vie, le 2 juillet 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des Israéliens protestent contre la flambée des prix des logements à Tel Aviv et du coût de la vie, le 2 juillet 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le contrôleur de l’État Matanyahu Englman a exhorté lundi les législateurs à en faire davantage pour lutter contre la hausse du coût de la vie, à la veille de l’approbation par le cabinet d’un budget de guerre pour 2024 dans le courant de la semaine.

Dans un rapport sur le coût de la vie, Englman a souligné que, suite à la négligence du gouvernement, la forte concentration du marché et le manque de concurrence continuent d’alimenter la hausse des prix.

« Le coût de la vie en Israël avait explosé avant même le déclenchement de la guerre, et 2024 a commencé avec de nouvelles augmentations », a indiqué Englman. « Les dommages causés par la guerre aux différents secteurs, combinés à un environnement de taux d’intérêt élevés, pèsent lourdement sur les ménages en Israël, y compris sur les ménages des réservistes qui risquent leur vie pour l’État d’Israël et sur les nombreuses personnes évacuées du sud et du nord. »

Le rapport du contrôleur de l’État sur le coût de la vie en Israël a été réalisé et préparé avant les atrocités du 7 octobre et le déclenchement de la guerre. Au vu des conclusions du rapport selon lesquelles les Israéliens sont toujours aux prises avec l’augmentation du coût de la vie, Englman a appelé le premier ministre Benjamin Netanyahu et les ministres du gouvernement à inclure cette question dans leur liste de priorités, au même titre que la gestion des répercussions de la guerre en cours contre le groupe terroriste du Hamas.

Dans un rapport publié en décembre, Englman accusait le gouvernement de ne pas avoir su gérer de manière adéquate les nombreux problèmes rencontrés par la population civile au cours des six premières semaines de la guerre en cours, et a qualifié le fonctionnement des ministères et des agences gouvernementales de gravement déficient.

« En ce qui concerne la formulation du budget pour 2024 – le gouvernement doit également donner son avis et évaluer l’impact de la guerre sur le coût de la vie en Israël et corriger les échecs qui sont apparus dans le rapport », a exigé Englman.

Carrefour Israël s’engage à vendre ses produits à des prix inférieurs à ceux de ses concurrents locaux. (Autorisation)

En 2022, Israël s’est classé au premier rang des pays développés comme le pays où le coût de la vie est le plus élevé, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Les prix en Israël, sont 27 % plus élevés que la moyenne des pays membres de l’OCDE, selon le rapport du contrôleur. En ce qui concerne le secteur alimentaire, les données présentées dans le rapport montrent qu’en Israël, les prix sont environ 51 % plus élevés que dans les pays membres de l’UE et 37 % plus élevés que dans les pays de l’OCDE. Par exemple, le pain de blé entier est 82 % plus cher en Israël qu’aux États-Unis, en Angleterre, en Nouvelle-Zélande et en Espagne, selon l’article.

L’économie israélienne se caractérise par une concentration excessive dans certains secteurs, tels que les produits ménagers, par rapport à d’autres marchés, avec les 10 plus grands fournisseurs et importateurs contrôlant une part de marché de plus de 50 % de l’industrie alimentaire et des produits de consommation, selon le rapport. L’absence de concurrence suffisante a permis aux importateurs de produits alimentaires et de toilette de bénéficier de marges bénéficiaires élevées.

Le rapport indique également que le gouvernement a négligé de s’attaquer à d’autres problèmes, notamment le faible niveau d’efficacité des ports israéliens par rapport aux autres ports mondiaux, ce qui augmente le coût des marchandises importées pour les consommateurs. Or, 99 % des marchandises importées en Israël passent par les ports maritimes du pays.

Le temps d’attente moyen d’un navire, ainsi que la durée moyenne de séjour d’un navire dans un port israélien et la production moyenne par heure de travail, se sont détériorés entre 2018 et 2022 par rapport à 2017 toujours selon le rapport.

« Cela a un effet négatif sur la qualité et le niveau de service, ce qui renchérit les coûts de transport, qui sont finalement répercutés sur les consommateurs et entraînent une augmentation du coût de la vie », déplore-t-on dans le rapport.

Englman a recommandé au ministère des Transports et au ministère des Finances de collaborer pour améliorer l’efficacité des ports de manutention et réduire les temps d’attente des navires à l’entrée des ports.

Le gouvernement avait été sévèrement critiqué dans les mois qui ont précédé le déclenchement de la guerre pour n’avoir pas lutté contre la hausse des prix, préférant se concentrer sur ses projets controversés de refonte du système judiciaire. En réponse, le gouvernement a annoncé en juin la formation d’une commission ministérielle chargée de lutter contre la cherté de la vie.

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